'Il est à peine six heures. Déjà le soleil promène sa langue sur les chaumes.'   René-Guy Cadou

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 



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Agnes Desarthe




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Agnès DESARTHE
Une partie de chasse
L'Olivier
155  pages
16.5  euros

06-01-2013

 


    Tristan est jeune, le plus jeune des quatre chasseurs qui avancent avec fusils et chiens dans l’aube vaporeuse. Tristan est différent de ces hommes, il conserve caché dans sa gibecière un lapin qu’il n’a pu tuer (« S’il survivait, tout ce qui avait été raté serait sauvé. »). Les trois autres forment un bloc, un groupe primaire, aux réactions basiques et lourdes, « rires pluriels et gras ». Un accident les surprend et bouscule la hiérarchie, l’organisation, le chasseur change de statut. Tristan se retrouve seul avec l’un d’eux alors que les deux autres partent rechercher de l’aide. L’atmosphère devient lourde quand la nature s’en mêle, une tempête les surprend et le déluge entreprend un nettoyage complet. L’écriture est aussi soignée et précise que les rapports humains sont violents, une fureur habite les personnages et accompagne sous l’œil éclairé du lapin philosophe le passage à l’âge adulte de Tristan.

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Thème(s) : Littérature française

 


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Agnès DESARTHE
Le remplaçant
L'Olivier
87  pages
12.5  euros

17-04-2009

 


    Agnès Desarthe à travers l’histoire de B.B.B. trouvera aussi son identité alors que B.B.B. n’est pas son grand-père mais l’homme qui a vécu à côté de sa grand-mère : « Peut-être ferais-je mieux de commencer par expliquer que mon grand-père n’est pas mon grand-père. Bouz, Boris, Baruch n’est pas le père de ma mère. Le père de ma mère a été tué à Auschwitz en 1942. B.B.B. –appelons-le ainsi, pour le faire court _ est l’homme avec qui ma grand-mère, la vraie, a refait sa vie… si l’on peut dire ». En racontant ce grand-père, Agnès Desarthe parle d’elle-même mais aussi de son enfance, de son adolescence, de son éveil à la vie, de son imaginaire, de sa relation à la littérature, de ses angoisses...

Thème(s) : Littérature française

 


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Agnès DESARTHE
Mangez-moi
L'Olivier
308  pages
20  euros

21-08-2006

 


    Myriam décide d'ouvrir un restaurant "Chez Moi" pour donner de l'amour mais se heurte rapidement à moult difficultés : le restaurant est très petit et sera aussi son logement, problèmes d'argent et de banquier... Il faut pourtant tout endurer : les courses, la cuisine, les clients rares au début, les factures, les formalités administratives et surtout peut-être le passé qui la hante et l'avenir qu'elle redoute. On apprend progressivement qu'elle a été bannie par sa famille suite à une faute puis qu'elle fut cuisinière pour un cirque dont les membres sont aussi rejetés par la société et qui devront reprendre la route sans pouvoir l'emmener. Elle rencontre pendant ce séjour Ali un fermier atypique respectueux des plantes et des animaux avec "quelque chose de solitaire dans son regard, une flamme ancienne, ternie par l'expression, ou plutôt l'absence d'expression du reste de son visage". Le restaurant se remplit petit à petit de clients qui pour la plupart l'aideront : un fleuriste amoureux, des lycéennes apprenties philosophes, des enfants du quartier et notamment Ben qui prendra une grande part dans la mise en valeur du restaurant et dans la reconstruction de Myriam. La cuisine est prétexte à des descriptions de mets, d'idées de cuisine originales, d'alliances culinaires inattendues. Tout au long du livre, parallèlement à sa nouvelle vie, le passé de Myriam nous est dévoilé : la naissance de son fils, son mari Rainer puis la première rupture avec sa sensation de la perte définitive d'amour pour son fils. Ce manque d'amour maternel la pousuivra jusqu'à en devenir une obsession. Sensation de culpabilité encore accrue après sa faute qu'elle ne comprend même plus. Peut-elle encore espérer le retour des disparus, parents, frère et surtout fils ?

Beau texte enlevé entre rêve et réalité, entre passé et avenir, sur la recherche d'amour, la difficulté d'être, la culpabilité et le besoin d'être aimé.

"A quel genre de fil me suis-je retenue ? On croit toujours qu'il y a un fil, jusqu'au jour où l'on rencontre le vrai bon magicien, le vrai bon acrobate. Parfois, il n'y a pas de truc, parfois, c'est seulement une question d'entraînement. Il faut croire que j'avais un bon entraînement à survivre.".

"Comme se fait-il que l'on a plusieurs vies ? Peut-être ai-je tendance à généraliser... Je ne mourrai qu'une fois et pourtant, au cours du temps qui m'aura été imparti, j'aurai vécu une série d'existences contingües et distinctes". "Mon frère est un voilier, moi, je suis un paquebot, mais dont la quille est trop courte et le gouvernail trop long. Le moindre mouvement de barre m'entraîne à des milliers de milles de la destination prévue. J'ai l'inertie d'un grand navire... Mon existence, bien que lente et peu spectaculaire, a causé d'énormes dégâts. J'ai pourtant aperçu, au loin, le signal angoissé du phare. J'ai reçu son message d'avertissement et je disais, oui, oui, je sais, je vais tout casser ; mais il était trop tard"

Thème(s) : Littérature française

 


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Agnès DESARTHE
Je ne t'aime toujours pas, Paulus
Ecole des Loisirs
234  pages
10  euros

30-12-2005

 


    Julia 13 ans et collégienne nous ouvre les portes de sa famille : une mère superbe mais qu'elle trouve quelque peu excentrique, un père au chomage, une petite soeur Judith remplie d'imagination qui invente un langage. L'amitié entre adolescentes va être décrite par sa relation avec Johanna : la première est excellente à l'école contrairement à la seconde qui compense par sa séduction. Paulus superbe et et adoré de Julia quitte la classe à son grand désespoir. Johanna lui conseille alors de se rapprocher du correspondant anglais pourtant moins sympathique. La vie au jour le jour des jeunes ados, leurs rencontres, leurs sentiments, leur humour...

Il s'agit de la suite de "Je ne t'aime pas Paulus" paru également à l'Ecole des Loisirs.

Thème(s) : Jeunesse

 


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