'Se sentir libre ne suffit pas, il faut agir en homme libre.'   Elena Balzamo

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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François Beaune




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François BEAUNE
Un ange noir
Verticales
277  pages
17.9  euros

08-08-2011

 

    Alexandre Petit a une vie (mais est-ce une vie ?) extrêmement bien rangée entre son travail à la SOFRES, son bénévolat au Restaurant du Cœur. Il loge chez sa mère. Puis un jour, la vie le rattrape. Lors d’une soirée avec ses collègues, il est le dernier à avoir vu une jeune femme retrouvée morte dans sa baignoire. Il préfère disparaître tout en tenant son journal de cavale. De cet exercice périlleux (« Dire les choses et tout s’arrange. On m’a toujours fait croire cela. »), il découvrira sa vraie image dans le miroir brisé qui lui fait face. Son histoire, sa personnalité, son isolement et sa solitude lui éclateront au visage : « J’ai un secret inexplicable, difficile à décrire. Pour résumer, on ne me trouve pas sympathique… L’antipathie que je dégage est telle une seconde nature. Je vis avec depuis toujours. ». De l’étouffement dès sa naissance de sa mère (« …rejeton de ces vieux empires qui enfantent des êtres vieux-nés… »), vieille institutrice aux valeurs traditionnelles à cette vie inexistante : « Je veux le dire très clairement : la vie vécue (disons la vie en vrai, la vôtre, celle des gens) m’a exclu de ses expériences. Ce que les gens appellent l’expérience de la vie n’a été qu’une série d’entailles. ». Sa noirceur et sa folie éclaireront jour après jour son enquête. Il la mènera jusqu’au bout, implacablement, un chemin vers sa vérité et son destin, « à la disposition du Bien sur terre ».

« Voilà pourquoi nous sommes si dépendants de la dame au pelvis. Un poulain marche dès la naissance, un babouin sait s’arrimer au dos de sa génitrice : très vite les bêtes oublient leurs mères. Il n’y a que nous qui nous y accrochons tels des vampires. Les bébés sont des monstres prématurés dans lesquels rien ne fonctionne, des ni-faits-ni-à-faire, dont la totale absence de défense vis-à-vis de l’extérieur est effrayante. Un bébé n’a rien d’admirable, un bébé est une erreur que l’on veut bien corriger. »

« Les gens ne votent pas aujourd’hui, Monsieur, parce qu’ils n’ont qu’une envie : être élus. Tout fonctionne à l’envers. Ils ne se sont pas présentés, ils ne vont pas se déplacer. »


Thème(s) : Littérature française

 


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