'Mais on ne doit pas vendre sa liberté, il faut résister, aussi compliqué que ce soit. Pas de question de se marginaliser, il faut se battre avec une certaine visibilité qui ne soit pas contraire à ses principes.'   David Trueba

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Estuaire




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Michel QUINT
Corps de ballet
Estuaire

164  pages
16  euros

04-09-2006

 

    Michel Quint comme à son habitude nous propose une aventure humaine avec des personnages simples, humains, si proches de nous que l’histoire nous happe et nous retient jusqu’à sa chute. Marina née en 1947 de père ukrainien habite dans le vieux Lille, l'odeur, les images, le vocabulaire et l'atmosphère du Nord sont omniprésents. Son père a connu Stalingrad et a participé aux côtés des rouges à la lutte contre les Allemands. Elle se souvient des combats qu'il lui contait, de sa rencontre avec Desnos et de son arrivée en France. Il épouse ensuite une veuve mère d’un petit garçon, Augustin. De leur union naitra Maria. Maria suivra des cours de danse (ballet) et sera placée dans une école ménagère (balais). Nous la suivrons au cours des ménages qu’elle assure chez Paul, professeur d’histoire en fac, et chez Claire et Charles, couple d’avocats ayant deux enfants. Ses autres « chapelles » sont le bistrot d’Armand la Comtesse, Adèle vendeuse de vêtements et Jean Keersmaekeer, batelier de l’Atalante. Jean et Armand sont deux anciens amants qui auraient souhaité avoir des enfants ce qu’elle a refusé. On ressent que son passé reste une charge pour elle et qu’elle refuse de parler de certaines choses enfouies au plus profond d’elle-même pour les oublier. A la mort de son père, elle a uniquement récupéré son porte-malheur, un reliquaire de St Ossip seul témoignage tangible de son passé douloureux. Paul lui fait discrètement la cour et essaie de la libérer par la parole afin qu’elle puisse « conjurer les vieilles malédictions ». C’est ainsi que nous apprendrons les faits horribles et terribles qui ont marqué son passé et qu’elle tente d’atténuer par la lecture, la danse et la musique.

Ce livre est publié dans la collection « Carnets littéraires » chez Estuaire qui associe un artiste à un écrivain. En effet, le roman est illustré de photographies noir-et-blanc de Cyrille Derouineau qui amplifie cette ambiance du nord de la France et rend proche ce livre des atmosphères des meilleurs films des années 50. Fermez les yeux et Jean Gabin par exemple se retrouvera batelier à la place de Jean.

Thème(s) : Littérature française

Les titres de Michel Quint lus par Vaux Livres

 


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