'Peu d’hommes tuent. La plupart se contentent de mourir.'   Audur Ava Olafsdottir

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 





Fabienne Juhel

A l'angle du renard
Edit. Le Rouergue



Rendez vous le samedi 16 mai à partir de 15h30, 13 Rue des Ormessons, Vaux-le-Pénil



       
    © D.R.  



A l'occasion de la venue de Fabienne JUHEL, une séance de signatures aura lieu à Vaux Livres le samedi 16 mars. En cas d'empêchement, il est possible de réserver sa dédicace (bouton ci-dessous).



Présentation de l'auteur

Fabienne Juhel a grandi dans la campagne bretonne près de Saint-Brieuc, au milieu des bois. Elle obtient son doctorat de Lettres en 1993 avec une thèse sur Tristan Corbière. En 1995, elle est nommée commissaire de l'exposition qui célèbre la naissance du poète, et est chargée, en 2006, du contenu du site officiel Tristan Corbière par la ville de Morlaix. Elle enseigne les Lettres dans un lycée en Bretagne.


Présentation des romans

- A l'angle du renard (Le Rouergue)

Arsène Le Rigoleur est un paysan d’une quarantaine d’années, de la Bretagne intérieure, où la terre est prégnante, omniprésente, pesante : « C'est ici qu'il se terre. Non loin des hommes qu'il fréquente à distance, entre chien et loup. ». Bête sauvage, il a son territoire, sa zone protégée, son village, tel un renard, il protège sa tanière. Malheur à celui qui s’y aventure. Pourtant une famille d’urbains vient s’installer dans la ferme voisine. Juliette, cinq ans, vient rencontrer régulièrement Arsène alors que son frère rouquin, Louis, est plus méfiant. Arsène se dévoile avec son vocabulaire, le vocabulaire de la campagne où les mots de la nature, de la faune, de la flore renforcent l’écriture et le thème du roman. Un discours franc, direct, sans artifice. Un parler vrai qui peut être tendre ou violent alors que la peur et la tension s’accroissent au fur et à mesure de la confession d’Arsène. Son attachement viscéral à sa terre, à son seul ami, Yvan, l’entrainent vers une destinée terrible et même s’il semble se questionner, il préfère rester une bête sauvage et aucune culpabilité ne l'émeut lorsque, toujours rusé et aveuglé par sa rancœur, il assouvit sa soif de vengeances. La nature est terrible et violente, mais l’homme n’a-t-il pas la première place dans cette sauvagerie ? Une histoire ténébreuse et dérangeante menée d’une « patte rousse » de maître de Fabienne Juhel.


- Les bois dormants (Le Rouergue)

La narratrice est entourée de ses deux enfants Léa et Matthias et de son mari Michel. Peu à peu, son mari s’inquiète de troubles de comportements et le diagnostic est terrible et irrémédiable : six mois à vivre au mieux, un astrocytome s’est installé dans son cerveau. Elle est perdue. Après un malaise, elle est admise dans un service hospitalier. Son mari l’assiste alors qu’elle est perdue dans un état comateux et continue de se perdre. Les réminiscences du passé lui rappellent son long cheminement, cette errance parmi la forêt et les étoiles (l’astrocytome a également la forme d’une étoile) entourée de sa famille. Une belle écriture pour un texte allégorique sur un sujet difficile traité avec poésie, franchise et réalisme, sans pathos et qui remue le lecteur.



Bibliographie

- A l'angle du renard (Le Rouergue, 2009)
- Les bois dormants (Le Rouergue, 2007)
- La verticale de la lune (Zulma, 2005)




Le jour J

   


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