'... le temps avance par vagues. Le tout est de rester léger et une de ces ondulations nous emportera quelque part.'   Mia Couto

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 





Marie Le Gall

La peine du menuisier
Editions Phébus



Rendez vous le samedi 21 novembre, à partir de 16h30, 13 Rue des Ormessons, Vaux-le-Pénil



   



A l'occasion de la venue de Marie LE GALL, une séance de signatures aura lieu à Vaux Livres le samedi 21 novembre. En cas d'empêchement, il est possible de réserver sa dédicace (bouton ci-dessous).



Présentation de l'auteur

La peine du menuisier est le premier roman de Marie LE GALL. Elle enseigne actuellement dans un lycée de Fontainebleau.


Présentation du roman

C’est une histoire de famille, de secrets et de silences. L’atmosphère est lourde et la narratrice, « petite fossoyeuse amoureuse des cimetières », y est sensible dès son plus jeune âge, les ancêtres, invisibles, rodent alors que les morts et la mort unifient la famille dans ces maisons imprégnées du passé (« On respecte les morts. Ils existent. On les aime jusqu’au bout et surtout au-delà. »). Initialement et très longtemps, la cause lui en demeure inconnue. Elle vole au détour d’une conversation un mot, une phrase, une question qui éveillent sa curiosité. Mais ce sont surtout "les encadrés" de la maison qui pèsent par leurs regards fixes, froids et définitifs sur la famille qui se tait et s’efface devant ses morts. La mort est omniprésente : « C’est l’histoire d’un homme, cinquième d’une famille de dix enfants, fils d’agriculteurs du Porzay, Finistère sud, ouvrier de l’arsenal de Brest, marquis de la p’tite gamelle, un homme assis chaque soir à table en face de ma mère. ». La narratrice est la fille de cet homme bien que, jamais de son vivant, elle ne pourra l’appeler papa ou mon père, il restera le Menuisier. Ils se regardent de biais, s’épient, s’aiment mais jamais n’ébaucheront ne serait-ce que le début d’un dialogue. Leur symbiose totale les empêche finalement de se connaître, de se rencontrer. Ce n’est après qu’une longue enquête qu’elle découvrira le lourd passé dont elle a hérité, qu’elle a toujours ressenti et qui demeure inscrit en elle.

« Je savais que la mort pouvait entrer sans prévenir comme une voleuse, que, sans la voir, on pouvait sentir sa présence toute-puissante et paralysante. Mais ça se passait chez les autres, ou avant ma vie. A la maison, elle était seulement sur les murs, c’était sa place, immuable. Nous étions les gardiens de nos morts. »

« Nous ne sommes pas seulement héritier d’un patrimoine génétique, mais d’un nombre infini d’émotions transmises à notre insu dans une absence de mots, et plus fortes que les mots. »




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