'La mort fait du bruit.'   Jo Witek

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Presses de la Cité




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Marina MANDER
Le premier vrai mensonge
Presses de la cité
200  pages
16  euros

01-09-2013

 

    Luca âgé d’une dizaine d’années vit seul avec sa mère et son chat. Il ignore tout de son père et voit passer quelques hommes dans la maison, mais ils ne font que passer. Un matin, avant de partir à l’école, il s’aperçoit que sa mère est morte. Il ne peut y croire et part à l’école en espérant qu’elle se réveille. Hélas, à son retour, il doit bien s’y résoudre, sa mère est belle et bien morte. Néanmoins, par peur de l’orphelinat, il décide de se taire et continuer de vivre comme avant, premier mensonge qui en entraînera d’autres… Marina Mander en faisant parler le petit Luca qui a ses mots, ses expressions et son imagination évite les écueils misérabilistes et nous offre un récit poignant et intense mais aussi frais et même parfois joyeux. Pourtant le regard de Luca, que l’on aimerait tant protéger, sur le monde adulte est particulièrement aiguisé et loin d'être tendre. Une émouvante et vibrante tragédie prétexte aussi à décrire le monde de l’enfance et sa psychologie.

« Les adultes n’imaginent pas tous les trucs que les enfants doivent s’inventer pour être ce qu’ils sont. »

Ecouter la lecture de la première page de "Le premier vrai mensonge"    Get Adobe Flash player

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Diane Ménard

 


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Buddhadeva BOSE
La fille de nos rêves
Presses de la Cité
168  pages
16  euros

30-10-2011

 

    Au hasard de leurs pérégrinations, quatre Bengalis d’âge mur se retrouvent dans le même compartiment d’un train bloqué dans la gare d’une petite ville entre New Dehli et Calcutta. Quatre hommes qui n’auraient pas dû se rencontrer, tout les oppose : leurs classes sociales, leurs apparences physiques, leurs caractères… Pourtant, eu égard au confinement et à la durée du voyage, le dialogue se noue peu à peu, surtout après l’immobilisation du train. Ils se réfugient alors dans une salle d’attente « lugubre et sordide » espérant atténuer le froid de l’hiver. Une forte impression de chaleur inonde la salle lorsque la porte s’ouvre sur deux jeunes amoureux, un couple de jeunes mariés « toujours absorbés par leur amour ». Cette vision provoque une longue série de confidences : « nous avons tous connu ce que ce couple est train de vivre ! Tout le monde a aimé » et chacun se lance avec réticence au départ dans le récit de l’Histoire d’amour qui l’a définitivement marqué : amour déçus, amours impossibles, amours partagés… Voyage au sein de la petite bourgeoisie indienne avec ses us, ses aléas, ses joies et peines, voyage dans l’intimité des sentiments délicats et pudiques de quatre hommes continuant de rêver aux femmes qui les ont marqués à jamais. Un joli texte tendre et d’une grande fraîcheur.

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Sylvie Schneiter

 


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