'Mais on ne doit pas vendre sa liberté, il faut résister, aussi compliqué que ce soit. Pas de question de se marginaliser, il faut se battre avec une certaine visibilité qui ne soit pas contraire à ses principes.'   David Trueba

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Alice Ferney - Le règne du vivant








Alice FERNEY
Le règne du vivant
Actes Sud
206  pages
19  euros

24-08-2014

 

    Gérald Asmussen, caméraman, nous raconte « le règne du vivant ». Il monte à bord de l’Arrowhead qui part pour sa septième campagne arctique avec à son bord une poignée de militants soudés et décidés à s’opposer farouchement à la pêche illégale. Magnus Wallace, Don Quichotte moderne (ressemblant furieusement à Paul Watson) dirige avec peu de moyens mais beaucoup d’efficacité cette nouvelle mission. Gérald Asmussen se retrouve totalement impliqué dans cette lutte, et confronté au drame d’un homme qu’il admire, au drame des « océans sans loi », au drame des « eaux vivantes », au drame des espèces vivantes et évidemment des hommes ! Il filme, se pose en témoin mais choisit d’écrire : « Avant de consigner par écrit cette histoire, je l’ai filmée, close et tragique : les patiences et les attentes, les longs appareillages, la peine et l’ennui, la quête et le découragement, la bataille et la victoire, le danger, la peur et la chute… Je serai dans mes phrases, je choisirai chaque mot, tandis que les films ne capturent que le fait visible et le présent. Je remonterai le cours des choses, je révélerai les corruptions, les infamies. J’éclairerai la prédation du monde, l’arrogance et la cruauté des hommes, leur insatiable cupidité. » Il retrace le destin de Magnus Wallace amoureux depuis toujours de la nature et insoumis, engagé pour la vie (« Il y a quinze ans, je suis entré en dissidence. J’ai cessé de respecter la propriété plutôt que la vie ! »). Gérald Asmussen partage avec l’équipe la vie à bord, leurs espoirs, les rencontres avec les pilleurs, les négociations, les violences, la mort des baleines… L’époque de Moby Dick est bien loin, la lutte est définitivement inégale aujourd’hui, la place de l’homme a bien changé, et sa prédation totale. Magnus Wallace demeure constamment attentif, combatif, radical, déterminé et jamais fatigué, il ne craint personne, ne doit rien à personne et prône la désobéissance. Il ira jusqu’au bout de sa lutte, il dérange les puissants et bouscule le système, ils n’hésiteront pas, ce terroriste comme ils se plaisent à le qualifier les gêne... Vibrant et émouvant hommage à un Héros, à l’engagement, à la vie, à la mer et à la nature.

« Parce que dans ce moment de notre civilisation, le profit est devenu plus précieux que la vie. Nous ne l’avouons jamais, nous faisons mine de l’ignorer, nous professons le contraire, mais toutes les décisions de nos gouvernants en témoignent. »

« L’homme est une sale bête autant qu’une bête sale. »

« Exhiber ces clichés n’est pas indécent, c’est obligatoire. »

« L’homme est le seul prédateur qui ne prévient pas de ses intentions. »

« Celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion. »



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Thème(s) : Littérature française

 


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