« Nous crevons de faiblesse, et cela permet tous les espoirs. La faiblesse a toujours vécu d'imagination. La force n'a jamais rien inventé, parce qu'elle croit se suffire. C'est toujours la faiblesse qui a du génie. »
Romain Gary

Les comptes-rendus-avis de lecture de la librairie Vaux Livres

51356726

Vous appréciez nos comptes-rendus, vous souhaitez nous soutenir mais vous n'avez pas la chance d'habiter aux alentours de Vaux-le-Pénil, tout n'est pas perdu ! Vous pouvez commander l'ouvrage de votre choix sur le site LesLibraires et choisir Vaux Livres comme librairie indépendante. Nous nous ferons un plaisir de vous livrer au plus vite.

Nous comptons sur vous et nous avons besoin de vous.

Alina Bronsky

Alina BRONSKY

Le dernier amour de Baba Dounia
Actes Sud

152 pages | 09-06-2019 | 17.5€

La catastrophe de Tchernobyl a transformé de larges zones en désert. Enfin presque. Certains ont fait le choix de revenir. En effet, sans argent, où aller ailleurs ? Baba Dounia, un peu plus de quatre-vingts ans, la langue bien pendue, est de ceux là. Et puis ici, la tranquillité est accueillante et les jardins les nourrissent, la nature a repris ses droits même si elle reste dangereuse. Baba Dounia est reconnue de tous et ne craint rien ni personne. Elle a une fille et une petite fille qu’elle ne connaît pas, elle est seulement entourée de quelques uns et des morts, dont son mari, « depuis qu’il est mort, il est très poli l’hypocrite. ». Elle n'ignore pas l’issue, sa noire destinée, ils sont condamnés mais c’est aussi leur force, vivre avec, vivre comme si, mais vivre dans un désespoir heureux. Un père et sa petite fille viennent s’installer. Baba Dounia, comme le village, ne peut accepter que cette petite fille puisse ainsi être mise en danger, elle ne laissera pas faire. Un conte apocalyptique joyeux et ironique qui nous offre le portrait attachant d’une vieille dame entêtée, franche, lucide et d’un optimiste désespéré.

Ecouter la lecture de la première page de Le dernier amour de Baba Dounia

Thème(s) : Littérature étrangère

Traduction : Isabelle Liber