'La vie est une croyance.'   Valentine Goby

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



10595032

Alma Brami




- 4 -



Alma BRAMI
J'aurais dû apporter des fleurs
Mercure de France
155  pages
15.8  euros

17-08-2014

 

    Gérault a la cinquantaine et vit seul, sans femme, sans enfant, c’est déjà presque suspect ! Il vient de se faire virer et rejoint le camp des chômeurs. L’homme sans prénom, transparent, offre une façade lisse, sans aspérité. Il ne veut pas se faire remarquer, acquiesce, obéit à tout un chacun, accepte toutes les conventions. Il refuse d’exprimer ses sentiments vrais, pourtant une petite voix intérieure, elle, est sans retenue, franche, elle gronde, râle et règle ses comptes avec les amis, la vieille mère oppressante, la prétendante collante… Saura-t-il l’écouter et se libérer de cet environnement pesant et devenir Charles Gérault ? Un portrait touchant d’un homme en perdition emblématique de notre société.

Ecouter la lecture de la première page de "J'aurais dû apporter des fleurs"    Get Adobe Flash player

Thème(s) : Littérature française

 


- 3 -



Alma BRAMI
Tant que tu es heureuse
Mercure de France
236  pages
17.5  euros

22-11-2010

 

    Eva jeune institutrice est amoureuse de Frank homme marié. Ils vivent leur relation sans retenue mais sans se poser de questions quant à l’avenir. Pourtant, en peu de temps, elle perdra tout, l’enfant qu’elle portait et Frank qui disparaît. Elle se replie alors sur elle-même et revient sur son passé, ses préoccupations intimes et sur son entourage : ses parents couple modèle, son frère Justin qui aurait tant aimé la protéger, sa meilleure amie Lyne qui forme un couple orageux mais heureux avec Malik, Jonathan l’ex qu’elle a quitté pour Frank… Le roman par son thème pourrait être banal mais le style et l’écriture d’Alma Brami que l’on retrouve avec intérêt dans ce troisième roman le rendent singulier et attachant.

Thème(s) : Littérature française

 


- 2 -



Alma BRAMI
Ils l'ont laissée là
Mercure de France
213  pages
17.5  euros

04-10-2009

 

    Deborah est en souffrance et se confesse. Encore enfant, ses parents l’ont placée dans un institut spécialisé, et l’ont laissée là, tel un paquet, elle, l’enfant différente, qu’ils ne comprennent plus ou refusent de comprendre (« … son père et moi disons qu’elle est… qu’elle est spéciale. »). Entre rêves et souvenirs, réalité et imagination, la vérité de Deborah s’installe, mot après mot, phrases brèves après phrases brèves. Une vérité terrible et terrifiante, poids du monde adulte étouffant, atrophiant le monde innocent des enfants, un monde qui n’oublie rien. L’émotion pénétrante qui accompagne l’éclatement de la vérité est accrue par le style et le rythme de l’écriture d’Alma Brami.

Thème(s) : Littérature française

 


- 1 -



Alma BRAMI
Sans elle
Mercure de France
168  pages
14.5  euros

25-08-2008

 

    Léa a dix ans et nous fait partager sa vie, ses questionnements et principalement sur la mort et l'absence. En effet, la mort est déjà omniprésente dans sa courte existence : son père et sa sœur Solène sont morts subitement l’un après l’autre. Sa mère tente de continuer de vivre ou plutôt de survivre. La mort de sa fille cadette a fini de l’anéantir et Léa se retrouve donc seule face à son incompréhension et à cette injustice. Avec ses mots, sa capacité de raisonner, ses illusions, ses croyances, elle écrit ses peurs, ses minces espoirs et ses questionnements sur la mort mais aussi sur la vie, sur la famille, sur l’amour, sur sa vie avant les disparitions et sa vie future. Ses questions même avec ses mots d’enfants évoquent les grandes interrogations universelles et intemporelles qui préoccupent depuis longtemps les hommes... Elle n’ai épaulé par personne et assiste impuissante à la descente dans les abîmes du désespoir de sa mère et le lecteur l’accompagne avec émotion et tendresse en espérant qu’elle trouve le chemin qui les ramènera à la vie, main dans la main. Pour ce premier roman, Alma Brami a su trouver le ton et les mots justes pour traduire les sentiments de cette fillette face à la mort, sujet grave traité avec sobriété et émotion.

Premier roman

« Quand Solène est morte, j’ai compris que j’avais gardé la place la moins confortable. La vivante doit être parfaite, elle n’a pas le droit de se plaindre, pas le droit d’être triste, elle doit garder en tête, en permanence, sa condition de vivante. »

« Le manque, toujours ce manque, ce trou béant, ce vide glacial en moi, tombe de Solène dans mon corps, goût de cendre. Poussière de chagrin. Le manque c’est comme un refrain d’une chanson très longue. Ca revient, lancinant, ça grignote. Solène, c’était mon antidote, c’était un organe vital, tous mes sens réunis. »

Thème(s) : Littérature française

 


Nouvelle consultation des comptes-rendus de lecture