'Tout le monde doit mourir mais j’ai toujours pensé qu’on ferait une exception pour moi.'   William Saroyan

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Cyrille Fleischman




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Cyrille FLEISCHMAN
Riverains rêveurs du métro Bastille
Le Dilettante
156  pages
15  euros

09-05-2007

 

    Quatorze contes urbains qui racontent un quartier de Paris autour d’un cinéma qui résistent, résistent... Histoires parsemées d’humour, fantastiques ou cocasses, de gens simples yiddish attachés à leur quartier : un homme refuse de fréquenter un autre cinéma que celui du quartier, une dispute conjugale est réglée par le héros du film qui s’immisce dans la dispute, un docteur en cours de divorce unit son ex et sa future à la grande surprise de son entourage, Balzac débarque et conseille un propriétaire en difficultés avec ses locataires, le propriétaire d’un salon de coiffure s’apprête à vendre son bail, Georges Gershwin déjà mort revient pour assister à un concert lors d’une vente de charité où un musicien tente de jouer ses oeuvres, un écrivain auteur d’un unique livre en vente assiste au changement de vitrine de la seule librairie vendant son livre...

« La réussite de toute oeuvre humaine, déclara-t-il, n’est que l’aboutissement du destin d’êtres qui, eux, ignoraient pourquoi ils étaient sur terre. Aussi bizarre que cela puisse paraître, sachez-le bien ! Même si... conclut-il maintenant avec un sourire, même si le fait de le savoir ne sert strictement à rien. »

« Pour tout le monde, ça commence quand on est né et ça continue après ! Est-ce qu’il y a là de quoi faire un livre ? »

« Par exemple, je suis toujours content de voir comment Henri Bergson – si vous connaissez – , quelqu’un qui est mort maintenant mais qui avait sûrement de quoi vivre, je suis toujours content de voir que des gens comme ça ont pris du temps à écrire pour tout le monde ce qu’ils avaient trouvé tout seuls ! ... Personne les obligeait à perdre du temps à raconter leurs idées pour des livres que tout le monde peut trouver aujourd’hui à la bibliothèque, non ? C’est formidable de leur part, non ? »

« Quand il apprenait qu’un personnage connu était mort subitement, il se demandait combien de rendez-vous pour le jour d’après l’enterrement, le type en question avait inscrits sur son agenda. C’était comme cela seulement – seulement comme cela !–, en lisant le journal, que Simon Austatnik se posait la question de la condition humaine. »



Thème(s) : Littérature française

 


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