'... les enfants deviennent adultes en jouant, un peu à l’inverse de nous, parents, qui jouons pour retourner en enfance...'   Andrés Neuman

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Franck Pavloff




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Franck PAVLOFF
Oubliez-moi
La Mauvaise Graine
14  pages
7  euros

25-06-2009

 

    Frank Pavloff revient à une forme courte de texte, forme dans laquelle il excelle, « Matin brun » nous a tous impressionné par la justesse du propos et de la forme et « Oubliez-moi » est du même acabit. Frank Pavloff continue de s’interroger sur la mémoire, sur l’histoire, sur les hommes. Apprend-on de l’histoire ? L’histoire ne suit-elle pas un cycle, éternel recommencement ? Ici, la mémoire est incarnée par les fameuses commémorations, nombreuses, multiples, constantes, des plus futiles ou plus marquantes. Célébrations du passé, de l’histoire, des hommes… célébrations mais avec quel but ? Frank Pavloff avec sa vision toujours quelque peu obscurcie de l’humanité nous livre avec efficacité son avis sur cette « commémorite » aigüe… Encore un beau texte pour rester éveillé !

Thème(s) : Littérature française

 


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Franck PAVLOFF
La chapelle des apparences
Albin Michel
19  pages
295  euros

19-08-2007

 

    Sisco d’origine italienne et journaliste à Gap rencontre par hasard en marge de la Mostra de Venise le grand cinéaste grec Xerkès. De leur discussion impromptue naîtra une collaboration. Après son échec à la Mostra, Xerkès engage Sisco comme scénariste de son prochain film. En effet, il se dit passionné par les travaux de Sisco sur Mandrin. Mais l’ambition de Xerkès cinéaste insaisissable est plus vaste : il veut rendre compte du monde, de ses folies, de ses violences, de son obscénité, des désespérantes similitudes entre le passé et le présent (« Contrairement à ce que tu penses, les peuples n’apprennent rien du passé, ils pataugent en rond dans la même gadoue, s’embarquent dans les mêmes galères, l’histoire des civilisations n’est pas linéaire ». S’agit-il d’un projet vain : « Personne n’avait trouvé la bonne façon de rendre compte du monde. ». Les deux hommes se heurteront devant leurs approches différentes de l'écrit, du cinéma, du rôle du cinéaste (« Quand je m’approche, caméra à l’épaule, de la détresse des faibles, à N’Djamena ou à Embrun, je ne la provoque pas, je décide de l’enregistrer, même si elle me renvoie à l’illisibilité du monde »), de la vie tout simplement mais ils resteront liés jusqu’au dénouement. Le tournage débute dans une chapelle près d’Embrun mais Xerkès emmène souvent aux risques de leur vie sa troupe hétéroclite dans les lieux du monde où la barbarie règne : une troupe de saltimbanques polyvalents, une serveuse fine psychologue amoureuse du présent sans regard pour le passé et le futur, une photographe chilienne à l’affût du cliché clé de son existence. Calme et violence alternent et renforcent l’ambiance quelque peu désespérée de ce récit : tragédie d’un cinéaste, tragédie humaine ou tragédie récurrente de l’Homme ?

« L’obscénité ne vient pas du sujet qui se dévoile mais de l’intention de ceux qui le regardent »

« Mon grand-père de l’Argentière me racontait que pour comprendre le monde, il fallait s’asseoir sur son cul et admirer le ciel, plutôt que d’enfiler ses bottes pour aller le maudire. »

Thème(s) : Littérature française

 


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