'Il faudrait se séparer quand tout va bien, pour ne conserver que de beaux souvenirs. Je t'aime, je m'en vais. Moi aussi, je t'aime ; adieu ! Le mariage serait pour le meilleur jusqu'à ce que l'amour nous sépare, valable un mois et tacitement reconduit.'   Emmanuel Pons

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Shumona Sinha




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Shumona SINHA
Assommons les pauvres !
L'Olivier
158  pages
14  euros

20-07-2011

 

    Elle est étrangère. Interprète auprès des demandeurs d’asile. Chaque jour, elle en rencontre de nouveaux. Ils confessent leurs histoires, leurs vies, leurs passés réels ou inventés. Mais elle est passée de l’autre côté, elle n'arrive pas à ressentir de la compassion. Elle apprécierait de travailler dans la sérénité alors que ces hommes l’en empêchent. La violence de la société a fait son oeuvre... Un soir, dans le métro, elle fracasse avec fureur sur la tête d’un immigré une bouteille de vin. Une nuit au commissariat pour s’expliquer. Tenter de suivre son cheminement. Avec précision, elle montrera comment elle en est arrivée à ce stade, à cette colère. Elle ne supporte plus d’être contrainte de voir ces pauvres, leurs récits cruels, leurs violences, monologues répétitifs et déprimants. Jour après jour, elle s’en éloigne et pourtant, chaque matin, elle replonge dans leur monde, esclaves modernes, avec scepticisme et rancoeur. Cette nuit lui permet également de revenir sur sa trajectoire, son chemin vers la liberté dont l’issue lui fera oublier son propre cheminement.

ps : "Assommons les pauvres" est également le titre d'un texte de Baudelaire issu des "Petits poèmes en prose" qui illustre parfaitement ce récit.

« Connaître l’autre serait aussi périlleux que de traverser les frontières, les mers et les océans. Chacun est un monde en soi. Chacun porte en soi un monde entier, un monde en désordre. Sous l’apparence de traits communs, les citoyens du village mondial, tous ensemble et en même temps si seuls, se dispersent à l’infini. Parfois nous nous croisons. »

« Depuis longtemps je n’étais pas allée aussi loin au fond de moi, près de mes sous-sols, près de mes racines. Au fond de nous, il y a des puits noirs, des oubliettes, des impasses. Au fond de nous, il y a une maison hantée, un pays déserté, une terre entre les langues de la baie. »

Thème(s) : Littérature étrangère

 


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