'L'Irlande. Un si beau pays. Un peu sauvage pour l'homme, quand même.'   Colum McCann

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Stefan Brijs




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Stefan BRIJS
Courrier des tranchées
Héloïse d'Ormesson
592  pages
24  euros

15-09-2015

 

    A Londres, au début du XXème, John Patterson et Martin Bromley sont des amis véritables, même des frères de lait (« Le lait est plus épais que le sang »), c'est en effet la mère de Martin qui a nourri John à sa naissance. Lorsque la Première Guerre se déclare, leur vision diffère. Martin est exalté, même trop jeune, il n'envisage d'autres choix que l'engagement, il faut combattre et en découdre, affronter les Allemands, même en Angleterre. John trouve quant à lui son exaltation bien loin de la violence, dans la littérature et la poésie ce qui le décide à refuser de combattre malgré toutes les pressions de son entourage et tout particulièrement des femmes qui estiment son refus preuve de lâcheté. Son père distribue avec peine les lettres revenant du front, lettres donnant des nouvelles, apportant souvent un peu d'espoir illusoire ou lettres de mort annonçant le décès d'un frère, d'un père, d'un époux… John apprendra ainsi la mort de Martin dans une lettre que son père n'a pas distribuée. Et plus tard, sur le front, il aidera ses camarades à rédiger ces fameuses lettres, lettres souvent bien loin de la réalité : « Dans cette guerre, chacun tournait la vérité à sa façon. ». Il découvrira l'histoire tragique de cette mort qui l'interrogera sur la nécessité de la révéler. Stefan Brijs tout d'abord offre un angle de vue parfaitement original de la Première Guerre et fait également parfaitement ressentir les avis et attitudes opposés devant la guerre, questionne sur le courage, sur la bravoure, sur la lâcheté, sur l'engagement, sur la capacité de choisir librement et la prise des événements sur ces choix, sur l'humanité propre à chacun et ainsi rend son propos intemporel et cruellement d'actualité.

«  Un mauvais lecteur, c'est quelqu'un qui se promène en forêt sans voir les arbres. »

« Souffrir à cause du monde ou plutôt souffrir du monde. Ça va mille fois plus loin que la mélancolie. C'est prendre conscience que le monde dans lequel on vit ne répondra jamais à nos attentes. Et cette conscience ne cesse de peser toujours plus. »

« Le monde est comme il est. Soit on suit son mouvement, soit on y succombe. »


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Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Daniel Cunin

 


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