« La poésie est affaire de coeur, de muscles et de poil. »
René-Guy Cadou
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L'histoire, la vraie de Raja le Candide (et de sa mère)
Les Escales
2 | 330 pages | 27-10-2026 | 23€
en stock« L’histoire, la vraie de Raja Le Candide » est autant une chronique familiale sous le prisme d’une relation mère-fils qu’un roman sur vingt ans de vie au Liban. Et au Liban, le drame n’est jamais loin mais l’humour sauve du tragique. Une mère envahissante, autoritaire et aimante. Un fils qui l’adore autant qu’elle l’énerve. Elle aime le bruit, il aime le silence. Elle n’a peur de rien ni de personne, il est craintif. Elle aime le monde, il aime la solitude : un mélange explosif qui frise donc en permanence l’implosion. Raja découvrira vraiment son homosexualité lors d’un kidnapping, deviendra un prof admiré, mais restera pour tous toujours dans l’ombre de Zalfa. Même quand il partira aux Etats-Unis, il ne pourra se passer d’elle. Un roman vif avec deux personnages exceptionnels et attachants qui vous feront ressentir une remarquable palette de sentiments.
Ecouter la lecture de la première page de "L'histoire, la vraie de Raja le Candide (et de sa mère)"Fiche #3510
Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction :
Elisabeth Peellaert
L’héroïne Aaliya Saleh est une vieille Libanaise (« J’ai atteint l’âge où la vie est devenue une série de défaites acceptées. ») qui habite Beyrouth, ville belle et désespérée, qui continue de vivre malgré les tragédies qui s’y déroulent depuis si longtemps, « l’Elizabeth Taylor des villes : démente, magnifique, vulgaire, croulante, vieillissante et toujours chargée de drames. Elle épousera n’importe quel prétendant énamouré lui promettant une vie plus confortable, aussi mal choisi soit-il ». Elle, comme ses habitants, résiste, plie, mais ne rompt pas, et vole quelques instants d’apaisement. Aaliya Saleh, dans sa solitude qu’elle apprécie, en fait de même dans son appartement, son petit cocon protecteur. Elle a été libraire pendant cinquante ans mais a surtout passé sa vie sans que quiconque ne s’en doute, à traduire les auteurs étrangers qu’elle adore et ils sont nombreux ! « Les vies de papier » parcourt sa vie personnelle gouvernée par son caractère entier, ses passions absolues pour la littérature et la musique, « Je me suis glissée dans l’art pour échapper à la vie. Je me suis enfuie en littérature. », sa solitude malgré son mari, « l’insecte impuissant », et sa rencontre avec ses voisines, ces « trois sorcières », qui l’aideront à prendre du recul et gagner en sérénité. Roman dense et riche sans être pédant qui constitue un remarquable et magnifique hommage aux livres, à la littérature et à Beyrouth accompagné d’un portrait attachant d’une vieille femme libanaise libre et de caractère.
« Nulle nostalgie n’est vécue avec autant d’intensité que la nostalgie de ce qui n’a pas eu lieu. »
« Quiconque prétend que le stylo est plus fort que l’épée ne s’est jamais retrouvé nez à nez avec un pistolet. »
« Essayer de connaître un autre être humain me semble aussi impossible, et aussi ridicule, qu’essayer d’attraper l’ombre d’une hirondelle. »
Fiche #1842
Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction :
Nicolas Richard