'On ne torture avec délices que ceux qu'on aime.'   Max Monnehay

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 



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John Burnside




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John BURNSIDE
Scintillation
Métailié
285  pages
20  euros

27-07-2011

 


    L’Intraville vit retirée du vrai monde. Son paysage comme son quotidien est écrasé par une usine chimique désaffectée mais qui continue de respirer et de tuer… Les enfants en bande ou isolés ne se privent pourtant pas d’explorer cet espace dangereux. Forêt environnante, anciens bâtiments n’ont plus de secrets pour eux. Lorsque le premier enfant disparaît, personne ne s’en soucie. Les disparitions année après année se multiplient sans que quiconque ne s’en préoccupe encore, apathie, indifférence, peur... L’agent de police conclut rapidement à des fugues. L’un d’eux, Leonard, n’en croit pas un mot. Il survit avec son père malade et alité, entre violence et espoir, d’un caractère singulier, il aime apprendre, toujours à l’affût d’un nouveau livre, d’un nouvel auteur, son temps est partagé entre ses lectures, ses explorations, ses rêves mais aussi sa confrontation avec les jeunes de son âge. Saura-t-il résister à cette violence latente et au désespoir qui étouffent la population de l’Intraville ? John Burnside réussit une nouvelle fois à explorer la noirceur et la complexité de l’âme humaine sans aucun jugement, variant les tons, le rythme happant ainsi le lecteur dans un monde simple et si réel.

Sélection Prix Page des Libraires 2011

« A mon avis, c’est l’histoire qui ment, pas le narrateur – et je ne crois pas qu’il existe un quelconque ``auteur‘’. Juste une histoire qui se poursuit à l’infini. »

« Ce n’est pas la peine d’aller chercher le diable dans les bois, répéta-t-il. C’est le diable qui nous trouve… »

« … l’argent public a cela de formidable qu’il ne reste pas longtemps public. »

« Et pour maintenir notre bonne humeur, ils construisent des bibliothèques et sponsorisent des organisations caritatives. »

« On se lasse bel et bien de soi-même, se dit-il, et pour peu qu’on n’arrive pas à trouver autre chose à quoi s’intéresser, ça devient drôlement fastidieux, d’être humain. »

« C’est quand tout va bien qu’ils commencent à s’inquiéter. Ils ne savent pas quoi faire de leur peau. Le monde a l’air soudain étrange et effrayant, et ils languissent de retrouver ce qu’ils connaissent. Quelque chose de familier… comme la souffrance. »



Thème(s) : Littérature étrangère

 


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John BURNSIDE
Les empreintes du diable
Métailié
218  pages
18  euros

05-01-2008

 


    Un matin d’hiver, Coldhaven, petit village écossais, se réveille dans l’horreur. Moira certaine que son mari est le diable se tue avec ses deux plus jeunes enfants, et seule Hazel sa fille aînée est épargnée. Ces disparitions bouleverseront la vie de Michael le narrateur. Ses parents se sont installés à Coldhaven quelques décennies plus tôt et comme eux, il s’y est toujours senti étranger. Cet événement entraînera Michael vers un retour dans le passé et sur lui-même qui lui confirmeront ce qu’il avait découvert à la mort de ses parents : le destin tisse ses fils bien loin dans notre passé et se met en place, tranquillement, par petites touches que seuls quelques indices ténus évoquent. John Burnside démontre ici tout son talent de conteur dans une ambiance écossaise noire et étrange.

« J’aurais dû me rendre compte que tout récit est une contamination, d’une façon ou d’une autre. »

« La seule chose qui compte, de toute façon, c’est le présent. C’est la seule chose qui compte, car le présent est la seule chose qui existe. La lumière. La mer. Le vent. Quel que soit le moment où on s’arrête pour regarder, il n’y a que le présent. Le présent dure toujours. Je secouai la tête. Je ne le croyais pas. Ou plutôt, je ne croyais pas que lui croie ce qu’il disait. Il avait beau me confier un témoignage de mourant, je crus qu’il ne faisait que philosopher. »

Thème(s) : Littérature étrangère

 


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