'On ne peut divorcer de son peuple, Joseph. Il finit toujours par vous rattraper.'   Laurent Sagalovitsch

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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L'Aube




- 6 -



Leïla SLIMANI
Le diable est dans les détails
L'Aube
62  pages
9.9  euros

25-11-2016

 

    Joli cadeau de Leïla Slimani des éditions de l’Aube que ces six nouvelles du Goncourt 2016, avis personnel, analyse ou fiction, on reconnaît sa puissance, sa voix, sa détermination, ses cris, le Diable n’a qu’à bien se tenir !

Thème(s) : Littérature française

 


- 5 -



Hugues SERRAF
Comment j'ai perdu ma femme à cause du tai chai
L'Aube
150  pages
16  euros

31-07-2015

 

    Un couple s'étiole, prend ses distances, puis se sépare. L'homme reste interdit et la femme disparaît. Le coupable idéal est désigné, le mari ! Il a même laissé ses empreintes sur un sabre sanguinolent ! Le corps de la femme reste introuvable mais l'époux se retrouve immédiatement en prison, et rejoint un Coloc heureusement amical dans une cellule « crade et grise ». Il arrive avec sa vision de la prison construite à partir des films et livres abordant le sujet et tente de retrouver quelques indices de vérité... Son Coloc très curieux aux réflexions pleines de bon sens l'incite à lui raconter son histoire, histoire assez classique d'un couple que le temps pousse vers la sortie et la séparation. Plongée efficace dans l'histoire d'un couple et dans l'univers pénitentiaire, le tout sur un rythme soutenu et avec un ton inventif et décalé et surtout débordant d'humour !

Premier roman


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Thème(s) : Littérature française

 


- 4 -



Maïssa BEY
Hizya
L'Aube
346  pages
21  euros

31-07-2015

 

    Hizya est une jeune Algérienne. Diplômée, comme beaucoup, elle ne peut travailler dans son domaine et se retrouve employée dans un salon de coiffure. Cet échec représentatif de la jeunesse d'aujourd'hui révèle aussi une réussite : sa famille a accepté qu'elle sorte de la maison, qu'elle travaille, petite victoire vers une indépendance, premier pas vers la liberté. Car Hizya a des envies, des projets, ils lui sont personnels et elle n'a pas envie qu'on les lui impose. En outre, le salon de coiffure est propice aux conversations, les femmes racontent librement leurs espoirs, leurs envies, leurs rêves mais souvent rattrapées puissamment par la réalité, la famille et la tradition. Hizya puise aussi sa force dans un poème antique, dont l'héroïne possède le même prénom, qui demeure un véritable hymne à l'amour, à la beauté et à la femme. Cela l'épaulera dans son combat pour la liberté, un combat de tous les jours, qui se gagne petit à petit, par petit morceau. Maïssa Bey nous offre un superbe texte à l'écriture poétique, à la fois portrait d'une jeunesse algérienne prête à résister et pourtant oppressée par la tradition et le poids familial mais aussi véritable hymne à la liberté et cri puissant et émouvant d'une jeune femme qui veut pour elle et pour les autres autre chose que ce que lui destine sa famille et la société, être soi, réaliser ce qu'elle a choisi et s'émanciper.

«  C'est ainsi que, de génération en génération, pour maintenir la tradition, des mères exercent leur pouvoir – le seul qui leur soit permis – sur d'autres femmes, d'autres mères, dans l'espace domestique – le seul qui leur soit réservé.  »

«  C'est moi qui les autorise à sortir tête nue ! Tu entends ? L'essentiel est ce qu'elles ont dans la tête, et non sur la tête !  »

«  C'est de moi qu'ils ont peur. Ils ont peur de nous. Ou, et l'idée me vient brusquement, d'eux-mêmes. Je voudrais tellement savoir pourquoi. Savoir de quoi se nourrit cette peur venue du fond des âges et qui semble croître sans cesse pour déferler sur le monde.  »

«  Dans notre milieu règnent en maître deux devises : la loi du silence et le culte du caché. Pourtant je m'obstine à croire que je pourrais être de celles qui veulent forcer le destin.  »


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Thème(s) : Littérature étrangère

 


- 3 -



Samira EL AYACHI
Quarante jours après ma mort
L'Aube
234  pages
16.8  euros

29-06-2013

 

    Le narrateur est mort. A trente-cinq ans. Définitivement. Certes, il l’a voulu. Son corps est rapatrié au Maroc, mais ses parents absents, il faut qu’il patiente. Il patientera. Longtemps. Quarante jours. Et chacun lui rendra visite, une dernière fois, viendra devant sa dépouille et parlera sans retenue, enfin. Les révélations se succèdent, le voile se lève. Il écoutera et entendra. Souvent avec surprise, faut-il être mort pour connaître son entourage ? Les démons se dévoilent, les secrets jaillissent. Le discours est réaliste, sans concession, vif, souvent ironique. Les coutumes et croyances sont décrites sans lourdeur, « On servira à manger au peuple, et on ne saura plus si l’on fête ou si l’on deuille. », en espérant que le dessert ne soit pas trop long à arriver !

« Autour de moi, les garçons et les filles oscillaient entre trois expectatives mythiques. Celle de Baudelaire et de ses paradis artificiels. Celle d’Artaud et de ses hôpitaux. Celle de Bukowski au cœur d’une folie ordinaire. Il n’y avait de place pour rien. Ni devant ni derrière. »

« A Paris, mon père n’est qu’une ombre arabe parmi les les ombres arabes. Personne ne le connaît autrement qu’en habit d’ouvrier. Mas à Fès, mon père est un Autre. Un homme qui en impose. »


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Thème(s) : Littérature étrangère

 


- 2 -



Samuel ZAOUI
Omnivore
L'Aube
198  pages
17  euros

03-06-2009

 

    Sam-Elie Mekies a une heure devant lui, une heure avant de mourir. Il l’occupera à nous raconter sa trajectoire, destin tragique d’un petit patron « de gauche » qui se noiera dans son ambition, ambition d’avoir plus, de posséder plus, toujours plus, en oubliant progressivement ses scrupules et convictions. A la tête de sa société Omnivore spécialisée dans la restauration collective, Sam-Elie ne reconnaît plus qu’un Dieu : l’argent. Il rencontre l’homme providentiel qui lui permet d’accéder aux fameux marchés (« Je me demande pourquoi on crée des règles qui servent qu’à compliquer les contrôles sans empêcher la fraude. »)… financement occulte… fausses factures… marchés truqués… tout lui sourit, mais est-il si certain d’être le maître du jeu et de posséder les bonnes cartes ? Un long monologue sans artifice, franc et direct, noir et parfois cynique où le mélange des genres du fameux triumvirat truands, pouvoirs politiques, pouvoirs économiques mène à un terrible gâchis.

Thème(s) : Littérature française Polar/Thriller

 


- 1 -



Jean-Louis ANDREANI
Sole di Corsica
L'Aube
213  pages
9  euros

30-12-2005

 

    Deuxième volume des enquêtes de Delphine Mailly, maintenant avocate spécialisée dans les questions de l'environnement. Ses deux amies corses font appel à elle devant les projets immobiliers d'une SCI "Sole di Corsica" en zone protégée. Evidemment, le monde politique se retrouve rapidement mélé à cette affaire : du préfet à un conseiller de l'Elysée, le milieu politique n'en sortira pas grandi et l'affaire se terminera à l'Assemblée Nationale.

Thème(s) : Littérature française Polar/Thriller

 


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