'Une farce que le bonheur, il n’est finalement jamais là où l’on est.'   Laurence Vilaine

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Alberto Nessi




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Alberto NESSI
La semaine prochaine peut-être
Bernard Campiche Editeur
198  pages
17  euros

17-07-2009

 

    José Fontana est né le 28 octobre 1840 au Tessin et mort à Lisbonne le 2 septembre 1876 suite à son suicide alors qu’il est atteint de tuberculose. Une vie brève, mais remplie et engagée. Sur la fin de sa vie, il décide de tenir un journal, pour comprendre sa vie, comprendre ce qui l’a poussé à tant d’indignation face aux maux de ses prochains, face à son éclopitudese sentir boiteux avec les boiteux, bègue avec les bègues, misérables avec les miséreux ») mais aussi pour tenter de freiner le temps face à la progression inéluctable de la maladie dont il connaît l’issue. Il navigue alors entre le passé et le présent. Il est né dans le Tessin d’une mère portugaise et d’un père suisse. A la mort précoce de son père, il part chez son oncle dans le Jura suisse se soigner. Il est alors confronté à la pauvreté, à l’âpreté de la vie paysanne, aux superstitions religieuses, aux engagements de son oncle (« C’est peut-être dans les étables de l’enfance qu’est née mon éclopitude »). A la mort de sa mère et de sa sœur, il part pour le Portugal où il finit par tenir une librairie et décide de se consacrer à la politique et à ses engagements avec le mouvement ouvrier portugais, combat acharné, sans concession et non violent en faveur des humbles. Mais la maladie progresse et l’homme souhaite rester debout et toujours volontaire dans ses choix même ultimes (« Pourquoi se laisser consumer jusqu’à l’impuissance ? C’est moi qui déciderai ») et il part avec un certain espoir convaincu que « l’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ». Un vibrant appel à la solidarité que cette belle fresque construite à partir de l’itinéraire exemplaire d’un anonyme solidaire et dévoué à la cause commune.

« Tant qu’il n’y aura pas d’égalité économique, l’égalité politique est un mensonge »

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Anne Cuneo

 


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