'… l’argent public a cela de formidable qu’il ne reste pas longtemps public.'   John Burnside

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Anne Cathrine Bomann




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Anne Cathrine BOMANN
Agathe
La Peuplade

165  pages
18  euros

01-08-2019

 

    Psychanalyste en fin de carrière, il a soixante-douze ans passés, et tout ce temps à écouter et analyser semble quelque peu l’avoir vidé. Il décompte les consultations (« Encore 688 consultations. A cet instant, j’avais le sentiment que c’étaient 688 de trop. ») qu’il lui reste et semble parfois absent, pressé d’en finir. Mais l’arrivée d’une ultime et jeune patiente, Agathe, vient bouleverser ses derniers instants de psychanalyste. Il note immédiatement son odeur de pomme qui lui rappelle son enfance, sa fragilité et l’impression de vide qui l’accompagne. Il l’écoute et elle l’intrigue. Lui qui a toujours su garder une distance et un détachement lui prête une attention et une curiosité inattendues. Il accepte de nouer un dialogue inhabituelle. Il n’est plus seul à poser des questions, elle l’interroge aussi, il s’interroge, il réfléchit sur elle mais aussi sur lui, ils partagent un miroir et sa pratique professionnelle s’en voit brouillée, la frontière habituelle avec sa patiente s’estompe. Un tendre et doux face-à-face de deux êtres vidées par la vie qui sauront rallumer avec douceur, questionnement et écoute l’étincelle de la vie.

Premier roman

« Comment découvre-t-on de quoi on a peur ? »

« … comment pouvez-vous passer votre vie à soulager la souffrance des autres sans avoir un regard pour la vôtre ? »

« Je crois que la vie est à la fois trop courte et bien trop longue. Trop courte pour qu’on ait le temps d’apprendre comment on doit vivre. Trop longue parce que le déclin devient de plus en plus visible chaque jour qui passe. »


Ecouter la lecture de la première page de "Agathe"   

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Inès Jorgensen

 


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