'Nous sommes des dieux qui ont reçu la beauté en héritage. La splendeur de la jeunesse est éternelle. Seuls comptent le plaisir de l’effort et celui d’être là. Simplement là, ici et maintenant.'   Laurine Roux

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Eugène Durif




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Eugène DURIF
Laisse les hommes pleurer
Actes Sud
139  pages
16  euros

24-07-2008

 

    Léonard, gardien de prison, s’arrête : « Un jour, je ne pouvais plus ». Vie heureuse semble-t-il pendant de longues années, et un jour, tout se dérègle. Léonard fait le point et se retourne vers son passé qu’il avait gommé de sa mémoire. Pour se reconstruire, il doit l’accepter, le digérer et pour cela il part à la recherche de Sammy. Enfant, Léonard était un « populart », pupille de la Nation, il n’a pas connu ses parents. Son père est mort rapidement et il n’a jamais souhaité retrouvé sa mère. Sammy est un enfant réunionnais que la France a « invité » sur le continent. Ils se retrouvèrent tous les deux dans une ferme de la Creuse où les propriétaires virent en eux de la main d’œuvre peu coûteuse plutôt que des enfants aux parcours chaotiques à la recherche d’amour. Léonard s’offre donc une pause et part à la recherche de son identité qui passe par Sammy. Sammy est devenu sans illusion, sans attente et a quitté notre monde : « Ca ne te le fait jamais, toi, cette impression que tout est joué, que tout est fini, que l’on peut bien se débattre, c’est pour la forme, parce qu’on sait bien, en fait, que ça n’a plus beaucoup d’importance. Certains jours, je me demande si je ne suis pas mort depuis un bout de temps, et que je m’oblige à survivre… ». Le couple se reforme un instant, retour en arrière émouvant, parfois désespéré, parfois violent ou tendre, qui expose leurs points communs et leurs différences. Roman particulièrement émouvant et humain ce qui n’exclut donc pas la violence et l’animalité.

« Je savais depuis longtemps qu’il ne faut rien attendre de personne. Ce qui était donné en plus, il fallait le prendre, mais surtout ne rien attendre. J’avais bien compris que la vie ne me devait rien. »

« On est des fantômes à vie, tu sais, on habite un autre pays dans notre tête, celui-là ne sera jamais le nôtre. »

Thème(s) : Littérature française

 


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