'Une femme humiliée est une bombe à mèche lente ; si on l’oublie, elle peut s’éprendre de destruction comme elle s’était éprise d’amour.'   Gilda Piersanti

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Lionel Bourg




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Lionel BOURG
L'engendrement
Quidam
92  pages
10  euros

07-03-2007

 

    Quête autobiographique d’un auteur à la recherche de sa vraie naissance à la vie. Regard sans complaisance mais avec tendresse sur une enfance rude en pays minier avec l’impression d’une douleur sourde et d’une solitude qui persistent. Malgré cela, il ne peut s’empêcher de se retourner et de regarder cette éveil à la vie avec amour en nous le faisant revivre inclus dans le monde environnant et dans ses évènements quotidiens. La mère est omniprésente avec sa violence, mais aussi avec son amour de la littérature, ou plutôt d’une certaine littérature choisie qui lui permettra de partager avec son fils des émotions des coups de cœur et des coups de gueule, l’engendrement n’est-il pas là ? Sans nombrilisme aucun, un livre hommage franc et objectif à sa mère atteinte par la maladie d’Alzheimer.

« Chacun ignorait de quoi c’était fait, un enfant. »

« Ce devait être un sentiment plus qu’autre chose, une attente sans objet convenu ni raison, mais je le pressentais confusément à cet âge, il existait, ne pouvait qu’exister un monde par-delà l’étroitesse des ruelles et les ciels bourbeux amassés sur la ville. »

« Il faut peser ce que l’on porte. Le remords. Les regrets. Les joies exubérantes comme les remuements d’ombre qui parfois nous gouvernent. »

« Les pères, les mères, qui souvent s’avéraient maladroits, moins cruels que brutaux, ou veules, fatigués, ne se posaient pas tellement la question. Il y avait les gosses. Le travail. Une espèce de tendresse bourrue. Des cris. Des paires de claques. »



Thème(s) : Littérature française

 


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