« Mon projet, finalement, n’avait de folie que son extrême simplicité : avant de mourir, je voulais vivre. »
Frédéric Perrot
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Le petit Jacques est un écolier du Plessis-Robinson. Petit en âge, mais déjà grand dans sa tête. Un gamin différent, et dans la cour d’école, on n’aime guère la différence. Il arrive à l’école avec les doigts débordant de pansements, des morceaux de peau en moins, et n’y retrouve que deux copains, un camarade de classe et M. Rivero à la cantine. Une rencontre fortuite à la boulangerie et il découvre l’amour avec une lycéenne beaucoup plus âgée Alexandra. A la maison, il vit seul avec un âne et des roitelets… et avec Marianne une sœur qui travaille beaucoup mais l’aime et tente de le protéger. Tous ces personnages ont en commun un sorte de mal être, de mélancolie, et un évènement triste ou dramatique a déjà traversé leur vie. Consciemment ou inconsciemment, Jacques tente de se sauver avec l’imaginaire, il se crée un monde bienveillant qui le soutient et l'accompagne. Entre la dureté du réel et un imaginaire permettant tout, dès les premières pages, le roman installe une atmosphère particulière qui attire et aspire le lecteur dans un imaginaire fantastique questionnant. On ne peut oublier le petit Jacques et une palette de sentiments contrastés envers ce gamin accompagne notre rencontre.
Ecouter la lecture de la première page de "Le château de la solitude"Fiche #3477
Thème(s) : Littérature française