« Mais le diable a-t-il vraiment besoin d’un avocat ? Il se débrouille très bien tout seul, vous ne trouvez pas ?< »
Fabienne Serbah Le Jeannic
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« … trois personnes extrêmement séparées par la vie et brutalement réunies par la mort. » : Daisy, Eliot et Liam se retrouvent sur l’île de leur enfance. Une île écossaise qui aurait pu être douce, paisible et accueillante, entre prés et mer, moutons et phoques. Ils se retrouvent autour d’une maison, la maison familiale qu’ils exècrent. La mère est morte il y a quelques temps et c’est le tour du père. Il était le seul flic de l’île et il fait partie des minables, des violents. Les enfants se sont retrouvés vite séparés, Eliot et Daisy ont quitté l’île, Liam y est revenu. Mais Daisy reste comme enfermée, soudée à ce lieu, à cette famille qui lui ont causé tant de mal, traumatisme indépassable. Un soir, à 17 ans, elle a été frappée et violée, et son père, le flic, n’a jamais pu trouver le coupable. Elle a comme seul indice une odeur mais l’affaire est vite tombée dans l’oubli. Sauf pour elle. La fratrie se retrouve et ils vont se confier, se parler, du passé, de leurs passés, de leurs traumatismes, de leurs sentiments. Ils vont découvrir les non-dits, lever le voile des secrets, et faire front. Ensemble. Une île magnifique, une fratrie attentionnée, une famille cabossée, des non-dits et secrets, une violence sourde, l’écriture de Marie Neuser, pour un superbe roman aussi sauvage que l'île d'Eileansay.
« L’art c’est comme un putain de bateau qui fonce vers le soleil. »
Fiche #3435
Thème(s) : Littérature française