'Tous les hommes sont lâches, Siri. Mais certains le cachent mieux que d’autres.'   Françoise Pirart

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Pierre Léoutre




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Pierre LÉOUTRE
Les gardiennes de l'humanité
Les 2 Encres

127  pages
12.2  euros

02-05-2007

 

    Fin du XXIIème siècle, les femmes ont pris le pouvoir. Un pouvoir totalitaire qui a relayé les hommes dans les castes inférieurs : subsistent quelques Admis qui cotoient au quotidien les femmes mais restent à leurs ordres, les Normalisés en camps, quelques Rebelles isolés qui combattent le régime. Les Admis restent à la disposition des femmes et les Normalisés peuvent être loués pour diverses tâches (travail ou divertissement) selon leur bon vouloir. Théophile est un Admis et partage à Toulouse (pour ceux qui connaissent Toulouse, c'est au marché St Sernin qu'il achètera en cachette une cassette de rugby, sport disparu évidemment...) la vie d'Aphrodite une femme dont le point de vue semble moins radical que les discours ambiants. Un jour, Théophile reçoit la visite de trois femmes ayant de hautes responsabilités pour lui proposer une mission. Elles pensent qu'il est peut-être temps de redonner à l'homme une place plus "humaine" et d'oeuvrer pour que l'égalité homme-femme devienne la règle... Un bon roman (de science fiction ?) sur l'égalité des sexes, le pouvoir et le totalitarisme...

"Si on les (ndlr - les services de renseignement) écoutait, elles supprimeraient la catégorie des Hommes Admis. J'en ai même entendu qui voulaient envoyer tous les hommes, sans exception, dans les usines de cosmétique."

"Tous les hommes n'étaient pas mauvais et toutes les femmes n'étaient pas bonnes, concluait dans sa grande sagesse l'oratrice. Mais il était apparu évident que pour l'avenir de l'humanité, il valait mieux que les femmes gouvernent le monde. La démonstration était nette et précise. Que répondre à cela ? pensa Théophile. Il baissa la tête honteux d'être un homme."

"Mais ce sera difficile : beaucoup de femmes auront peur de perdre leurs privilèges et craindront surtout cette redéfinition des relations humaines. Quant aux hommes... Globalement, leur psychologie est plus primaire... Ils ne peuvent pas continuer à vivre comme des bêtes, ils doivent participer à notre société... Saurons-nous leur faire une place ?... C'est maintenant à Glaïeul d'agir et de concrétiser cette ultime utopie féminine : réinsérer l'homme dans la civilisation.".

Thème(s) : Littérature française

 


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