« Toutes les femmes habitent la frontière entre la vie et l’agonie. Celle du sang menstruel ou de la mise au monde. Dans la hantise des vivres et du couvert. Toutes ! A devoir, en plus, vous protéger, vous rassurer, vous soigner, vous ménager ! »
Dominique Celis

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Sara Bourre

Sara BOURRE

Maman, la nuit
Noir sur Blanc

1 | 195 pages | 10-04-2023 | 19.5€

Maman, la nuit oscille entre cri d’amour et cri de haine pour Maman mais « Maman a disparu. C’est pas simple. ». Elles habitaient dans une maison isolée près d’un village qui les regardait avec méfiance et suspicion. Les hommes passent, souvent la nuit, et la petite observe, attend une parole, un geste d’amour de sa mère qui la trouve « éparse et découpée… poisseuse et encombrante… Et laide, très laide. » La petite résiste à tout : une tentative d’avortement, le dédain, le manque d’amour, « Parfois j’ai des pensées comme des échardes à l’intérieur. Des pensées épaisses brûlantes des grandes traînées de lave des explosions des catastrophes imminentes là dessous ma peau. » Attendre pour que ça s’améliore, mais maintenant c’est trop tard. Alors que va-t-elle devenir après cette disparition et avoir tant attendu de l’être adulé ? Un premier roman singulier par son style très affirmé, poétique, maniant souvent le contraste entre la douceur de l’écriture et les sentiments à l’œuvre, et un rythme sec, rapide et maîtrisé.

Premier roman

Ecouter la lecture de la première page de "Maman, la nuit"

Fiche #3002
Thème(s) : Littérature française