'Ce qui est important, ce n’est pas qui je suis mais ce que je suis.'   José Saramago

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Maria Ernestam




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Maria ERNESTAM
Le pianiste blessé
Gaïa
415  pages
24  euros

13-08-2017

 

    Dix ans après, Marieke a décidé d’écrire, pour ne pas oublier cette histoire d’amitié, d’amour, de fidélité, de trahison et de secrets. Depuis leur enfance, Marieke et Veronica sont amies, inséparables. Néanmoins, leur lien semble a posteriori quelque peu déséquilibré, Veronica était toujours la première, celle qu’on regardait, celle qui captait, celle qui s’imposait (« Elle aspirait l’attention, l’admiration, et, bien sûr, aussi l’amour. »), mais Marieke lui restait fidèle et acceptait de demeurer dans l’ombre de son amie (« … je me réveillais très étonnée que Veronica m’ait choisie comme meilleure amie. »). Elles eurent toutes les deux un garçon, Veronica la première évidemment. Seule différence, Marieke continuait de partager sa vie avec son mari Calle alors que Veronica vivait seule. Veronica était musicienne tandis que Marieke était écrivain et avait réalisé son rêve, ouvrir une librairie. Toutes les deux avaient bénéficié et profité de la gentillesse, de l’attention et de l’amour de Klara, la tante de Veronica. A sa mort, désespérées, lors de son enterrement, elles s’étonnèrent de la présence d’inconnus. Elles découvrirent ensuite que chaque année, Klara s’absentait et partait pour un séjour en Malaisie dont elle ne leur avait jamais parlé. Que cachait-elle et pourquoi ? Les deux amies décidèrent de partir sur ses traces en Malaisie et à San Francisco et de percer ses mystères… Qu’allaient-elles découvrir ? Comment réagiraient-elles ? Accepteraient-elles les secrets de Klara ? Un voyage au cœur de leur intimité qui allait remettre en cause leur amitié profonde mais aussi leur permettre de mieux se connaître et mettre à jour des traits de leur personnalité qu’elles ignoraient ou préféraient se cacher. Chaque nouveau roman de Maria Ernestam surprend et envoûte le lecteur, et « Le pianiste blessé » ne fait pas exception !

« Pourquoi est-ce que rien ne perdure ? Bien sûr, nous les humains naissons pour nous battre. Mais il devrait tout de même nous être accordé de pouvoir poser le pied sur quelques pierres stables, ne pas déraper dans notre croyance illusoire en la permanence de toue chose, non ? »

« Les règles qui dictent nos comportements sont si profondément ancrées en nous que parfois, nous ne remarquons même plus que nous vivons comme si nous étions éternellement condamnés à agir à l’encontre de nos désirs véritables. »

« Mais nous ne voyons des autres que ce qu’ils nous montrent. Chacun de nous existe dans sa propre tête et dans son cœur, les seuls lieux où nous apparaissons tels que nous sommes, sans promesses et sans fard. »

« Le but de toute rencontre est de faire coïncider deux mosaïques humaines. Des fragments chatoyants de caractères, d’opinions et de rêves entrent dans un jeu de miroir, les couleurs s’intensifient et le résultat dépasse la somme des deux. »


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Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Anne Karila

 


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Maria ERNESTAM
Patte de velours, oeil de lynx
Gaïa
106  pages
9  euros

20-10-2015

 

    Un couple, Sara et Björn, décide de quitter la ville pour s’installer à la campagne, un peu à l’écart d’un petit village. Le calme, la nature, les espaces, la liberté, une seule maison en face d’eux, bonheur et sérenité immédiats. Ils arrivent avec leur chat et s’installent confiants et plein d’espoir. Les voisins semblent sympathiques, ils lient rapidement connaissance, seul souci notable, leur chat, un gros matou qui a pris possession du territoire et terrorise tous les occupants. Chaque chat fait partie intégrante de sa famille prête à tout ou presque pour défendre son protégé… C’est toujours avec un immense plaisir que l’on reçoit un nouveau Maria Ernestam, et le petit dernier nous a à nouveau surpris et rempli de bonheur ! Maria Ernestam, à chaque roman, est particulièrement généreuse, puisqu'à chaque récit, elle nous en offre deux en réalité. Elle nous permet en effet de rencontrer des personnages, de lier connaissance, et lorsque l'on commence de se familiariser à ces personnages, de les connaître, et de les apprécier, au détour d’une page, on s’aperçoit, agréablement confondu, que Maria Ernestam nous a franchement mené en bateau (une croisière plaisante !) et découvre alors d’autres personnages. La reine des faux-semblants !

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Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Esther Sermage

 


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Maria ERNESTAM
Le peigne de Cléopâtre
Gaïa
318  pages
21  euros

15-09-2013

 

    Trois amis de longue date, Mari, Anna et Fredrik, décident d’orienter différemment leur vie : ils fondent une société au nom étrange, Le peigne de Cléopâtre, dont le but ambitieux est de résoudre les problèmes des gens. Ils ont des compétences variées et complémentaires et pensent pouvoir répondre à toutes les demandes de leurs futurs clients. La société prend rapidement son essor, les clients sont ravis, et le succès au rendez-vous. Pourtant dans leur vie personnelle, les trois amis sont moins heureux ! Mari depuis la disparition de son artiste de mari en Irlande demeure insatisfaite, Anna a vu s’éloigner Greg et sa fille sans savoir ou vouloir les retenir, et enfin Fredrik se cache pour rencontrer Miranda au Fata Morgana, une boîte de travestis. Jusqu’au jour où une vieille voisine se présente avec son problème et sa solution : elle s’est rendu compte que « … l’imparfait était un temps merveilleux pour parler d’un époux comme le mien » et souhaite donc naturellement que Le peigne de Cléopâtre supprime son mari. Elle est prête pour cela à donner beaucoup d’argent. Les trois compères n’avaient pas envisagé ce genre de travail ! Pourront-ils résister ? Est-il si facile de tuer un homme ? Qui le fera ? Et si le problème se représente… Que de questions, que de doutes… Encore plus surprenant et déroutant que « Les oreilles de Buster » mais même intensité croissante et même efficacité, l’âme humaine n’a aucun secret pour Maria Ernestam, reine des faux-semblants !

« Tout serait tellement plus simple si les êtres humains culpabilisaient à bon escient. »

« La vie n’est-elle pas un spectacle ironique où à la fin, seul le fou sauve son honneur ? »


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Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Esther Sermage

 


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Maria ERNESTAM
Les oreilles de Buster
Gaïa
415  pages
24  euros

18-07-2011

 

    Eva a cinquante-six ans et partage une vie paisible avec Sven son époux à Frillesas, une petite bourgade suédoise côtière. Elle partage son temps entre l’entretien passionné d’un parterre de roses d’espèces rares, les visites de quelques amies, et une vieille dame acide. Sa fille Suzanne et ses petits-enfants vivent à proximité. Aussi, lorsque sa petite fille préférée Anna-Clara lui offre un carnet vierge, elle ne se doute pas que ce cadeau marquera un tournant dans sa vie. En effet, elle décide alors de tenir son journal, et la nuit, accompagnée d’un verre de vin, alors que Sven dort, elle tient son journal intime et revient sur son passé. Dans le calme de la nuit, les souvenirs souvent douloureux jaillissent. Traumatisée par une mère fantasque et tyrannique, Folcoche suédoise, qui ne l’a jamais aimée, elle avoue dès l’ouverture de son journal son intention précoce d’en finir : « J’avais sept ans quand j’ai décidé de tuer ma mère. ». Pourtant, sa personnalité duale balance continuellement entre sa partie blanche et sa partie noire, entre candeur et perversité, amour et haine, vengeance et pardon. Sans le savoir, Anna-Clara sauvera sa grand-mère, Les oreilles de Buster avait tout entendu mais rédiger et écrire ce journal lui permettra de faire la paix avec elle-même, d’accepter son histoire et son passé et de transformer enfin sa haine en amour. Un portrait attachant d’un personnage torturé qui a constamment eu l’impression de ne pas maîtriser totalement son destin.

Sélection Prix Page des Libraires 2011

« Ce soir, la mer est calme. La lune, espiègle, l’éclabousse de reflets. Elle jalouse le soleil, elle veut montrer de quoi elle est capable. »

« Celui qui aime ne finit pas toujours perdant. Contrairement à celui qui n’en a pas la faculté. »


Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Esther Sermage

 


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