« Peut-être n’est-ce pas Dieu qui a créé le pêché, mais plutôt l’inverse. »
Jon Kalman Stefansson
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Le petit Jacques est un écolier du Plessis-Robinson. Petit en âge, mais déjà grand dans sa tête. Un gamin différent, et dans la cour d’école, on n’aime guère la différence. Il arrive à l’école avec les doigts débordant de pansements, des morceaux de peau en moins, et n’y retrouve que deux copains, un camarade de classe et M. Rivero à la cantine. Une rencontre fortuite à la boulangerie et il découvre l’amour avec une lycéenne beaucoup plus âgée Alexandra. A la maison, il vit seul avec un âne et des roitelets… et avec Marianne une sœur qui travaille beaucoup mais l’aime et tente de le protéger. Tous ces personnages ont en commun un sorte de mal être, de mélancolie, et un évènement triste ou dramatique a déjà traversé leur vie. Consciemment ou inconsciemment, Jacques tente de se sauver avec l’imaginaire, il se crée un monde bienveillant qui le soutient et l'accompagne. Entre la dureté du réel et un imaginaire permettant tout, dès les premières pages, le roman installe une atmosphère particulière qui attire et aspire le lecteur dans un imaginaire fantastique questionnant. On ne peut oublier le petit Jacques et une palette de sentiments contrastés envers ce gamin accompagne notre rencontre.
Ecouter la lecture de la première page de "Le château de la solitude"Fiche #3477
Thème(s) : Littérature française
On pourrait s’attendre en ouvrant l’histoire de la littérature à un récit lourd de connaissances, pesant, érudit, rasant, lent, long, étouffant… que nenni, celle de Xavier Chapuis est à l’opposé même si le style reste travaillé. Elle est rythmée, drôle, ironique, décalée, provocante, haletante… Cyril Poirier, contrôleur de gestion, se dit écrivain mais les envois de son manuscrit aux éditeurs obtiennent toujours la même réponse quand il y en a une : non ! Alors Cyril se lasse et une jalousie voire une légère aigreur commence de l’animer… Cyril est souvent seul, au bureau un unique collègue daigne lui parler et manger avec lui le midi et la jolie Bérénice n’a de cesse de lui exposer sa passion pour les écrivains (publiés)… Ces écrivains, plutôt ces écrivaillons qui ne mériteraient d’être publiés, Sollers, Foenkinos, Houellebecq et bien d’autres… Alors Cyril pour rentrer dans l’histoire de la littérature va se confronter à ces écrivains, frontalement, pour leur plus grand malheur et pour le plus grand bonheur des lecteurs !
Premier roman
« On n’est pas prêt à affronter la réalité. On baigne dans ses aspirations, ses rêves, on s’en plaint et on s’y complait de concert, souvent jusqu’à l’agonie. »
« Des siècles d’éducation, de darwinisme social ont sélectionné les hommes les plus peureux, les plus dociles, les plus civilisés. »
« C’était ça que la littérature cherchait à fixer, à graver dans le marbre périssable de la culture, c’était ça, cette lueur, grêle, particulière, d’un être sur le monde qui l’entourait… La littérature s’évertuait de faire du rien un tout… La littérature, c’était l’infiniment petit élevé à l’infiniment grand… »
Fiche #3369
Thème(s) : Littérature française