'Je m'appelle Mohammed mais tout le monde m'appelle Momo pour faire plus petit ; Pendant longtemps je n'ai pas su que j'étais arabe parce que personne ne m'insultait. On me l'a seulement appris à l'école.'   Romain Gary

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Romans traduits par Alain Gnaedig




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Kim LEINE
L'abîme
Gallimard
630  pages
26  euros

25-06-2018

 

    Ib et Kaj sont jumeaux, physiquement similaires, mais leurs esprits diffèrent. Pourtant ils ne vont pas se quitter et suivront les mêmes engagements. Heureux en 1918, d’aller chasser les Rouges en Finlande au cœur d’une guerre civile, ils participeront et vivront les premières horreurs qui peut-être décideront de la suite de leur existence. Ce long, très long récit donne en effet une place centrale à l’horreur de la guerre mais aussi à la jouissance d’y participer puis aux difficultés d’en revenir. Ensuite il s’engageront à nouveau et combattront le nazisme. Le fil de leur vie les positionnera constamment sur une arête vertigineuse surplombant un gouffre sans fond et seule leur folie ancrée dans la violence les empêcheront de le réaliser.

« Qu’est-ce que la mort ? A la fois sujet de crainte et de désir. En soi, la mort n’est rien. Voilà ce qu’elle est. Comment définir le rien ? On ne peut pas en parler. Si on en parle, ce n’est pas la mort, mais la vie. »

« Quand on part à la guerre, on n’en ressort pas comme ça. On a oublié comment on faisait avant, comment on cultive, comment on répare une porte…On a oublié la patience nécessaire, on a oublié tout l’ennui qui va avec la paix. On n’a plus à se préoccuper de tout ça désormais. On est des hommes libres, on n’est plus des paysans, on est des guerriers ! »


Ecouter la lecture de la première page de "L'abîme"   

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Alain Gnaedig

 


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Jens Christian GRONDAHL
Quelle n'est pas ma joie
Gallimard
150  pages
15  euros

16-02-2018

 

    C’est le moment pour Ellinor de parler, de raconter sa vie. Son mari, Georg, vient de mourir, et à soixante-dix ans, elle quitte leur maison pour rejoindre un appartement d’un centre ville. Georg fut également le mari de sa meilleure amie, Anna qui fut elle-même la maîtresse du mari d’Ellinor, Henning. Ils moururent dans un accident dans les Dolomites alors que Ellinor et Georg les attendaient dans la vallée. Même si ses sentiments sont ambivalents, Ellinor continue d’éprouver une affection et une admiration pour son amie. Après cet accident, elle épousera Georg et s’occupera des jumeaux de Georg et Anna (« Mais, pendant des années, je me suis occupée de ta maison, de tes garçons et de ton mari, et j’avais presque le sentiment que c’était la mienne, que c’était les miens. »). Alors Ellinor rédige une longue lettre en tutoyant sa destinataire, s’adressant sans retenue à Anna (elle peut tout dire à l’absente) pour revenir sur son existence, ses souvenirs, ses regrets, sa sensation de n’être toujours que la remplaçante, elle, la discrète, toujours prête à s’adapter, à supporter, une vie cachée, en retrait. Un court roman émouvant sur le souvenir, la mémoire, et au cœur des sentiments de deux couples formant une singulière famille.

« Nous qui ne sommes plus aimés, nous devons choisir entre la vengeance et la compréhension. »


Ecouter la lecture de la première page de "Quelle n'est pas ma joie"   

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Alain Gnaedig

 


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