'Je ne tue jamais le lundi. C'est une question d'exigence personnelle et de rythme. Il ne faut y ni superstition, ni vieille habitude de célibataire. J'ai toujours préféré les fins de semaine pour réaliser cette partie de mon oeuvre.'   Jean-Baptiste Destremau

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Romans traduits par Isabelle Reinharez




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Ron RASH
Par le vent pleuré
Le Seuil
200  pages
19.5  euros

24-08-2017

 

    A Sylva, une petite ville paumée des Appalaches, un peu à l’écart du monde, des ossements sont retrouvés sur une rive de la rivière. Ils appartiennent à une jeune femme qui, des années plus tôt, aurait quitté la ville. C’était l’été 69, période où les hippies avaient encore les cheveux au vent. Elle s’appelait Ligeia, venait de Floride s’installer chez son oncle et sa tante suite à quelques « mésaventures » et une jeunesse mouvementée… La jeune délurée rencontra Bill et Eugene deux frères inséparables que l’apparition de ces os va contraindre à se retourner vers leur passé, à l’époque où ils vivaient encore à l’ombre d’un grand-père dictatorial et autoritaire. Bill est aujourd’hui un chirurgien brillant et toujours amoureux de la femme qu’il fréquentait déjà en 1969. Eugene est maintenant seul, sa femme et sa fille l’ont quitté et a sombré dans l’alcool. Et Ligeia comme elle l’avait déjà réalisé en 1969 va venir bousculer leur quotidien et leur relation et surtout ouvrir les plaies du passé qui n’étaient pas totalement cautérisées… Par le vent pleuré frôle le roman noir en explorant au passé et au présent quelques thèmes typiques : une relation fraternelle entravée par un grand-père dominateur, le mensonge et le secret, l’adolescence, l’alcool, la culpabilité et offre quatre portraits forts de personnages parfaitement réalistes qui aimantent le lecteur du début à la fin de ce court roman.

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Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Isabelle Reinharez

 


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Anne ENRIGHT
Retrouvailles
Actes Sud
310  pages
21.8  euros

15-05-2009

 

    Veronica est l’une des filles d’une famille ou plutôt tribu irlandaise, famille nombreuse où les enfants naissent les uns après les autres, au fil des rapports des parents. Elle pense être proche et connaître son frère ainé Liam, pourtant lorsqu’elle apprend son suicide, elle va découvrir que finalement, elle ne sait pas grand-chose sur sa vie, ses sentiments, son histoire. Au fil de ses nuits d’écriture, elle part à sa découverte qui inévitablement est aussi la découverte de sa famille… Entre souvenirs et hypothèses, rêve et réalité : famille, amour, sexe, secret, responsabilité, culpabilité…

Prix Booker Prize 2007


« Et ce qui me stupéfie quand je m’engage sur l’autoroute, ce n’est pas que tout le monde perde quelqu’un, mais que tout le monde aime quelqu’un. Cela semble une telle perte d’énergie – et nous le faisons tous, tous les gens qui filent entre les lignes blanches, qui se joignent au flot des voitures, qui convergent, qui doublent. Nous aimons tous quelqu’un, même si ceux que nous aimons vont mourir. Et nous continuons à les aimer, même quand ils ne sont plus là pour qu’on les aime. Or il n’y a, me semble-t-il, aucune logique ni aucune utilité à cela. »

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Isabelle Reinharez

 


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