« Les mères, c’est comme les fées. Il faut leur faire croire qu’elles ont des pouvoirs pour qu’elles existent. »
Hyam Yared
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Le jeune homme arrive dans un refuge de montagne avec une obsession : une voie particulièrement dangereuse qu’il veut accomplir en solitaire. Une obsession, un absolu, un but, ultime ? Sortir des vies communes, lisses. Enfin accomplir quelque chose. Quelque chose de grand. Il pense sa vie ordinaire et veut enfin en sortir. Par la montagne. S’y confronter. Une démarche dangereuse, solitaire. Son silence et sa solitude font face au silence et à la beauté de la montagne. Elle l’attend, elle le testera, l’éprouvera. Faut-il vraiment avoir vécu quelque chose de grand, de différent pour avoir vécu ? Une belle préface d’Erri de Luca, « Car l’entreprise valeureuse consiste à exister sans rien avoir à prouver. » pour un superbe roman (court et puissant) écrit en 1937 qui suit l’évolution d’un jeune homme en quête de sens : « … car il sait désormais qu’il n’existe pas de vie ordinaire, pas de vie méprisable et juste bonne à jeter, et que ce que nous pouvons réellement accomplir, cela est assez. »
« On pourrait faire tellement de choses, dit-il, si on avait du courage. »
« Que vivre est un bonheur indiciblement grave… »
« … en fin de compte ils ne vivent que parce que c’est de bon ton, parce que c’est une vieille coutume, de vivre ? »
« La vie est désir. »
Fiche #3442
Thème(s) : Littérature étrangère