« Ah, la radicalité : elle est compliquée ; elle fait peur, elle semble rude. Elle secoue. Elle est menaçante. Mais elle est nécessaire : c’est ce qu’il faut retenir. Elle sert à casser les dogmes, les scléroses, les certitudes imposées. Elle permet de s’obliger à réfléchir… »
Hadrien Klent

Les comptes-rendus-avis de lecture de la librairie Vaux Livres

89937588

Vous appréciez nos comptes-rendus, vous souhaitez nous soutenir mais vous n'avez pas la chance d'habiter aux alentours de Vaux-le-Pénil, tout n'est pas perdu ! Vous pouvez commander l'ouvrage de votre choix sur le site LesLibraires et choisir Vaux Livres comme librairie indépendante. Nous nous ferons un plaisir de vous livrer au plus vite. Nous comptons sur vous.

Mercè Rodoreda - Miroir brisé

Mercè RODOREDA

Miroir brisé
Autrement

344 pages | 03-08-2011 | 21€

Dans son épilogue, Mercè Rodoreda présente précisément ses personnages : « Ils ne sont ni bons ni méchants : comme les personnes qui passent à côté de nous tous les jours de la semaine. Et qui ont leurs secrets. Miroir brisé est un roman où chacun tombe amoureux de qui il n’a pas à tomber amoureux et où celui qui manque d’amour cherche qu’on lui en donne de quelque façon que ce soit : que cela dure une heure ou bien un moment ». Une famille, de nombreux personnages participent à l’intrigue de ce roman, de nombreuses femmes, mais c’est surtout la personnalité de Teresa et ses actes qui fondent son atmosphère et le rendent attachant. Fille d’une vendeuse de poissons, elle tombe amoureuse d’un allumeur de réverbères. Enceinte, elle apprend que cet homme est marié, il adoptera l’enfant et elle en sera la marraine. Premier secret fondateur. Elle fait alors la rencontre qui transfigurera son destin, Nicolau Rovira riche financier l’épouse avant de mourir rapidement. Ainsi elle change de milieu social, règne sur la maison et le domaine épaulée par la fidèle Armanda. Morts, non-dits, secrets habitent ces personnages avec leur faiblesse, leur force, leur méchanceté vivant comme ils le peuvent avec toujours l’espoir d’un amour apaisant.

« J’ai parlé de moi et de choses essentielles dans ma vie, avec un certain manque de mesure. Et la démesure m’a toujours fait peur, très peur. »

Fiche #998
Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Bernard Lesfargues


Autres comptes-rendus de la librairie Vaux Livres