'Le temps est une cascade puissante qui déferle sur les individus.'   Lilian Auzas

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Ito Ogawa




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Ito OGAWA
La papeterie Tsubaki
Philippe Picquier
375  pages
20  euros

09-08-2018

 

    Amemiya Hatoko a vingt-cinq ans, sa famille est « une lignée d’écrivains calligraphes qui remonte, parait-il, à l’époque Edo, au XVIIème siècle. » Un long apprentissage, fastidieux, est donc nécessaire pour maitriser cette pratique. Enfant et adolescente, Hatoko y est soumise sous les ordres et conseils de sa grand-mère, « l’Ainée » qui l’a élevée. Un jour, elle a l’impression de se faire voler sa jeunesse, alors elle se rebelle et part. Aujourd’hui, elle est de retour pour reprendre la papeterie Tsubaki de sa grand-mère et son métier d’écrivain public. Le récit mêle donc ses souvenirs avec sa grand-mère qu’elle va (re)découvrir et ses rencontres pour son travail. Chaque lettre est différente, chaque demande aussi, Hatoko reçoit un large panel de la population. Ecrire pour les autres est un art : choisir les mots, le papier, l’encre, la plume, la disposition, l’enveloppe, un travail précis, minutieux, rien n'est laissé au hasard. Demander l’écriture d’une lettre, c’est aussi susciter une rencontre, un aveu, une confession et Hatoko doit savoir écouter, analyser, comprendre. La culture japonaise fleure à chaque page, atmosphère douce et délicate avec l’influence constante de la nature et des saisons : on n’écrit pas la même lettre en automne (« ... une saison qui donne envie d’écrire. ») et en été comme on ne mange pas la même chose : « Manger amer au printemps, vinaigre l’été, piquant l’automne et gras l’hiver. » Une belle plongée vaporeuse, profonde et délicate dans la culture japonaise sous la forme d’un portrait féminin et d’un lieu de partage où chacun est reçu avec attention et humanité.

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Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Myriam Dartois-Ako

 


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Ito OGAWA
Le jardin Arc-en-Ciel
Philippe Picquier
296  pages
19.5  euros

02-10-2016

 

    Izumi, jeune mère, et son fils Sôsuke sont à la gare quand ils vont faire une rencontre qui bouleversera à jamais leur vie. Sôsuke presque par inadvertance et sans vraiment le savoir évite le suicide d’une jeune lycéenne, Chiyoko. Izumi et Chiyoko se retrouveront, s’aimeront et ne se quitteront plus, restera à déterminer qui a sauvé qui... Elles partiront avec Sôsuke vers un village de montagne pour rénover une maison en ruine et la transformer en maison d’hôtes, l’Arc-en-Ciel. Lorsque Chiyoko accouche d’une petite fille, la famille Takashima est née, une famille heureuse mais que tout le monde n’accueille pas avec sourire et bienveillance… Et pourtant, malgré les évènements et comportements parfois pénibles face à leur homosexualité affichée, l’ambiance reste solaire, étoilée et douce. La Constitution de la famille en dit long sur leur philosophie de vie : « Ne jamais de se mentir à soi-même, Rire à gorge déployée une fois par jour, Fêter nos joies et pleurer nos chagrins ensemble, Ne surtout pas se forcer. Quand ça va mal, hisser le drapeau blanc sans hésiter. » Une approche qu’elles tentent de faire partager aux divers clients qui poussent la porte de l’Arc-en-Ciel. Un livre lumineux, tendre et doux où l’amour et l’attention à l’autre redeviennent essentiels et ça fait du bien !

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Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Myriam Dartois-Ako

 


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