'Je laisse le pire.'   Mano Solo

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Jean-Luc Seigle




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Jean-Luc SEIGLE
Femme à la mobylette
Flammarion
240  pages
19  euros

13-09-2017

 

    Reine n’a que 35 ans mais déjà au bout du rouleau. Usée, fatiguée, les finances et le moral sont au plus bas. Au chômage, trois enfants. Et pourtant, elle trouve enfin du travail, elle nettoiera les morts, et petit coup du destin, elle trouve dans les détritus entassés dans son jardin cet attendrissant symbole populaire, une vieille mobylette bleue et miracle, elle démarrera. Reine pourra ainsi se déplacer, se rendre au travail et en revenir. Second rai de lumière, sa rencontre avec Jorgen, un routier artiste qui a laissé tomber le pinceau par rejet de l’art moderne. Voilà les seuls moments de vie qu’elle trouvera mais aucun monde parallèle qui pourrait lui permettre de poursuivre sereinement, avec espoir. Néanmoins, la lutte pour la vie continue malgré le monde et la société qui l’étreignent, l’étouffent sans cesse. Archétype des invisibles, des oubliés, des insignifiants, des méprisés, elle traversera la France avec sa mobylette pour revoir les yeux de ses enfants qui lui ont été retirés. Ultime voyage témoin d’un passé qu’elle ne retrouvera jamais. Bouleversant, un texte qui prend aux tripes, et dresse un portrait précis et réaliste d’une femme emblématique des oppressés et exclus qui continuent d’être abandonnés et broyés par nos sociétés.

« Il faudrait que les pauvres se contentent de la joie d’être en vie. »

« Tout finit dans l’absence et le silence absolu du monde. »

« … on ne tue plus à bout portant les pauvres qui se rebellent. Aujourd’hui on les tue en les abandonnant, en les affamant, en les oubliant. »


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Thème(s) : Littérature française

 


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