'Nul n’échappe au pouvoir de la détestation. Il y a toujours quelqu’un pour détester quelqu’un.'   Lyonel Trouillot

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Lenka Hornakova-Civade




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Lenka HORNAKOVA-CIVADE
Une verrière sous le ciel
Alma
252  pages
18.5  euros

27-02-2018

 

    En 1988, à Paris, Ana, une jeune fille tchèque à peine sortie de l’adolescence participe à une colonie de vacances organisée par le Parti. Au moment de repartir et de monter dans le train à la gare de l’Est, sa vie bascule. Elle décide de dire non, de ne pas monter dans le train pour rester à Paris. Après quelques vagabondages, elle trouve refuge au fond d’un café, « La joie du peuple », où une tribu bigarrée et bienveillante l’accueille : des personnages aux caractères bien trempés qui vont l’épauler, l’aider, la protéger. Ce conte délicat et lumineux décrypte sa seconde naissance finalement d’une grande douceur, la découverte d’un nouveau monde, d’une nouvelle culture, de l’art et enfin d’une nouvelle langue. Une belle éclosion sur le chemin vers une liberté assumée qui nous parle également avec justesse d’identité, d’exil et de liberté. Après l’inoubliable « Giboulées de soleil », Lenka Hornakova-Civade continue à étoffer avec succès ses portraits féminins.

« La solitude engendre la connerie. »

« Qui possède la langue possède une partie de l’âme de l’autre, peut saisir ses pensées, comprendre ses désirs, dévoiler ses besoins. »

« Et si l’essentiel c’était la beauté ? »

« En tout cas, ce qui compte, c’est la capacité de voir. Tout le monde ne l’a pas. »

« Devient-on adulte quand on cesse de croire aux contes de fées ? Il y a toujours une fable à laquelle on croit et c’est tant mieux. »


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Thème(s) : Littérature française

 


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Lenka HORNAKOVA-CIVADE
Giboulées de soleil
Alma
298  pages
18  euros

12-01-2017

 

    « Giboulées de soleil » donne la parole à trois femmes d’une même lignée, trois femmes tchèques gigognes, Magdalena, Liba et Eva qui donneront naissance à leur premier enfant hors mariage, une famille de bâtardes (« ... on est des bâtardes de mère en fille, comme certains sont boulangers ou roi. »), avec au-dessus d’elles l’ombre du pilier de la lignée, Marie, elle-même fille-mère et qui, comme un pied de nez, est devenue sage-femme dans la campagne de Moravie où elle s’est exilée. En effet, au début du XXème, un enfant sans père reste un bâtard même si ce père a souvent lâchement fui, et le mépris, voire la haine, ébranle leur enfance comme leur vie adulte, la ligne du père sur les papiers d’identité restera vide à jamais. Mais ces quatre femmes de caractère reliées par le fil de la broderie qu’elles pratiquent avec art conservent la tête haute, fières, courageuses, elles affrontent le regard des autres (« Je n’ai pas honte de toi, ma fille. Ce n’est pas à nous d’avoir honte, sache-le.), se construisent avec cette différence et non contre, mais néanmoins face aux autres, en luttant en permanence pour dégager quelques espaces de liberté (« Tu n’appartiens à personne. Tu es libre. Il n’y a que ça qui compte. Ne l’oublie jamais. »). Leurs vies s’entremêlent, Elles deviennent expertes en adaptation, goûtent chaque petit éclat de bonheur, rai de soleil au cœur de la giboulée : « Les moments de grâce sont de cette nature, furtifs, insaisissables. » Leurs existences sont aussi inscrites dans l’Histoire de leur pays, la proximité attirante de l’Autriche, le nazisme, la montée du communisme et l’arrivée des soldats russes installant l’autorité soviétique. Lenka Hornakova-Civade trouve le ton juste et l’équilibre parfait entre l’histoire personnelle, individuelle et la grande Histoire qui est évoquée et rappelée subrepticement, sans lourdeur. Un superbe premier roman qui fourmille d’idées lumineuses malgré l’âpreté des destins, trois portraits émouvants de femmes inoubliables, « à l'instinct de survie très développé », dignes et passionnées qui passeront leur existence à tenter d’inventer leurs vies et à se battre face aux regards accusateurs du quidam qui, définitivement, n’apprécie pas la différence. Ouvrez ce livre et vous serez immanquablement emporté par son souffle franco-tchèque !

Premier roman

« Prends la vie comme elle vient mais ne baisse jamais la tête, surtout devant ce petite monde-là ! Tu ne peux pas fuir ce que tu es, mais il y a différentes façons de s'y prendre. Ne laisse jamais les gens avoir pitié de toi ; la pitié c'est ce qui se change en haine le plus rapidement. Après l'amour. »

« On peut pleurer lorsqu'on rencontre la beauté. Le jour où tu pleureras pour ça, tes larmes auront de l'importance. Tu verras. »

« On cesse d'être innocent et ignorant quand on s'aperçoit qu'on ne sait rien. Et c'est déjà trop tard. »



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Thème(s) : Littérature française

 


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