« L’art, on n’en parle pas, on le sent. »
Herbjorg Wassmo
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Les gréveuses donne voix, corps, visages à des invisibles, ici, des femmes dont Rita, femmes de chambre dans un hôtel parisien de six cents chambres. Elles sont employées par un sous-traitant, ceux qui dirige, elles ne les verront jamais, le pouvoir reste aussi invisible mais lui, est puissant et pesant. Sous-payées, méprisées, des temps partiels payés à la tâche, des heures sup non payées, des violences et paroles sexistes et un travail qui casse les corps, qui les martyrise. Des femmes pauvres souvent seules mais qui, dans ce travail, trouvent des collègues attentionnées, et au-delà de leurs différences (culturelle, religieuse, langue) un collectif solidaire se crée. Un acte de violence de trop les entraîne sur le chemin de la résistance, de la grève et de la lutte. Elles se retrouvent face à ceux qui ont le pouvoir, qui maîtrise la parole, rapport inégal mais ce chemin de lutte, de partage est déjà une victoire que personne ne pourra leur enlever.
Premier roman
Fiche #3394
Thème(s) : Littérature française