'Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie.'   Arthur Koestler

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Bourgois




- 12 -



Bruno BAYEN
Elève
Bourgois
300  pages
16  euros

20-02-2017

 

    Le narrateur, consul de France à Belém, passe beaucoup de son temps dans les bibliothèques et son type d’ouvrages favori est le dictionnaire, « les dictionnaires sont des livres d’aventures, des romans noirs, avec règlements de comptes entre des bandes qui se disputent des mots, rien n’y est jamais nommé, rien que surnommé. », ses contes à lui. Or, le consulat doit fermer et il a la charge de disperser sa bibliothèque avant de revenir chez lui. Cette rupture l’incite à revenir sur son enfance et à raconter sa famille et son éducation de la langue et du silence. Immédiatement, le lecteur détecte qu’il n’a pas affaire à un roman comme les autres, les héros sont les mots et la langue (« La langue est une danseuse qui accompagne la caravane humaine. »), l’auteur danse et jongle avec, nous entraîne dans son tourbillon, à son rythme, ses expressions anciennes ou non, populaires ou non, connues ou non, nous émerveillent page après page. On ressent la jouissance de l’écrivain à pratiquer ce jeu raffiné avec les mots et l’écriture et on en demeure longtemps émerveillé.

« Silence : là où il a lieu tu te souviens du silence - mais tu ne te souviens pas plus loin - le silence est sans passé. »


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Thème(s) : Littérature française

 


- 11 -



Toni MORRISON
Délivrances
Bourgois
197  pages
18  euros

04-10-2015

 

    A sa naissance, Lula Ann Bridewell, est noire, superbement noire mais pour ses parents, terriblement noire. Son père quitte le foyer familial immédiatement et sa mère garde ses distances, ne fait guère preuve d'amour et l'élève durement. Pour prouver son amour et attirer l'attention de sa mère, Lula commet un mensonge lourd de conséquences qui l'accompagnera toute sa vie. Puis Lula prend son envol vers la vie, devient Bride, joue avec sa beauté, multiplie les rencontres jusqu'à celle avec Booker qui pourrait être la bonne… Toni Morrison continue de tracer son chemin et retrouve ses sujets favoris, comme les traumatismes de l'enfance, le mensonge, la revanche, le racisme et la différence... Une série de thèmes propices à l'enfermement mais aussi, et heureusement c'est ici le choix de Toni Morrison, à la délivrance, et chacun des personnages principaux de ce dernier roman, in fine, accédera malgré les obstacles à la sienne. Toujours aussi puissant !

« Il soupçonnait que la plupart des vraies réponses concernant l'esclavage, le lynchage, le travail forcé, le métayage, le racisme, la Reconstruction, la ségrégation, le travail pénitentiaire, les migrations, les droits civiques et les mouvements de Révolution des Noirs avaient toutes trait à l'argent. Argent retenu, argent volé, argent comme pouvoir, argent contre guerre… La haine qu'éprouvaient les Blancs, leur violence, était le carburant qui faisait tourner le moteur du profit. »

« Le soleil et la lune se partageaient l'horizon dans une amitié distante, aucun n'était décontenancé par l'autre. »

« Le monde politique était une abomination, ses militants, à la fois les rétrogrades et les progressistes, semblaient rêveurs et mal avisés. Les révolutionnaires, armés ou pacifiques, n'avaient aucune idée de ce qui devrait se passer une fois qu'ils auraient "gagné". Qui gouvernerait ? Le Peuple ? Ben, voyons. »


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Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Christine Laferrière

Les titres de Toni Morrison lus par Vaux Livres

 


- 10 -



Peter STAMM
Tous les jours sont des nuits
Bourgois
205  pages
17  euros

17-08-2014

 

    Gillian se réveille sur un lit. Un lit d’hopital, une blouse blanche au-dessus d’elle. Elle ne se souvient pas de l’accident. Elle était à une soirée avec son mari Matthias (qu’est-il devenu ?), une soirée bien arrosée, une dispute, et un retour en voiture… Résultat : hôpital, des douleurs et un visage à reconstruire totalement. Une façade disparaît, une vie s'estompe. La journaliste accomplie qui passait à la télévision voit son monde s’écrouler, sa beauté disparaître et revient sur son histoire. Sa rencontre avec Hubert un artiste qui se spécialise pendant un temps dans la peinture de nus féminins à partir de photographies. Ils se reverront, il la photographiera sans réussir à la peindre, mais Matthias trouvera les photos ce qui provoquera leur ultime dispute, des photos assassines qui renforceront la culpabilité de Gillian à son réveil. Pour sa convalescence, elle part avec un nouveau visage reconstruit dans la résidence secondaire de ses parents. Nouvelle identité, nouvelle vie, elle semble avoir accepté son destin. Toutefois, elle retrouve pas hasard (ou presque) Hubert qui vit de son côté une période difficile. Ils se retrouvent, et troublés, renouent très lentement une relation que l’on peut espérer durable. Mais Peter Stamm sait surprendre le lecteur évitant le pathos tout en faisant ressentir parfaitement et suggérer les sentiments et la psychologie de ses personnages, à son rythme, tranquillement mais efficacement.

« Gillian se demandait comment elle se débrouillait avec la perte de sa beauté, si c’était plus facile quand ça arrivait doucement ou quand ça se produisait d’un seul coup. »


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Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Pierre Deshusses

 


- 9 -



Toine HEIJMANS
En mer
Bourgois
156  pages
15  euros

21-07-2013

 

    Donald, lassé et insatisfait de son quotidien, a décidé de prendre le large. Trois mois de congés à bord de son voilier, loin de tout, pour se recentrer et trouver un apaisement dans ce combat contre la mer et contre lui-même. Pourtant, lors de la dernière étape, sa fille, Maria, âgée de sept ans, doit le rejoindre. Trois jours tous les deux, sur la mer, dans ce petit espace, à partager tous les instants. Enfin. Un père, une fille, complices. Se prouver qu’il pourra le faire. Puis l’arrivée prévue, triomphante, fiers, devant sa femme rayonnante qui les attendra sur le port, pour repartir, tous les trois, unis. Les premiers instants avec Maria sont heureux, paisibles. Mais rapidement, le lecteur ressent le trouble de Donald, sa fragilité, ses doutes et ses peurs, une anxiété de tous les instants, la peur de l’échec permanente, l’atmosphère se tend, comme le bateau, l’homme tangue, hésite. L’orage gronde, et lorsqu’il découvre que Maria n’est plus dans son lit, Donald et le lecteur paniquent, tremblent. La tension est extrême jusqu’à l’arrivée au port qui ne prendra donc pas la forme escomptée… Un grand bonheur que ce premier roman, un style riche, un univers maritime parfaitement décrit, attirant et dangereux, omniprésent et obsessionnel, un suspense sans faiblesse, et le portrait émouvant d’un père en plein doute et parfaitement angoissé.

Premier roman

« Tout le monde est à moitié sourd et aveugle. Les gens ont beau penser le contraire, ça vaut pour tout le monde. »

« L’eau n’a ni sentiment ni histoire. Elle ne fait rien, elle est, c’est tout. Si elle t’assassine, si elle te noie, il n’y a là rien à chercher que ta propre stupidité. La mer n’est ni une amie ni une ennemie. »


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Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Danielle Losman

 


- 8 -



Alvaro POMBO
Apparition de l'éternel féminin
Bourgois
238  pages
18  euros

28-04-2013

 

    Le Ballot et le Chinois ne se quittent pas. Inséparables bien que très différents, ils grandissent ensemble dans l’Espagne des années quarante. Ces deux enfants prennent leurs loupes pour analyser avec précision et humour, avec leur clairvoyance et bon sens enfantin mais sans caricature ni mièvrerie, le monde des adultes. Ils veulent absolument tout comprendre de ce monde qu’ils observent sans interruption et laissent parfois libre cours à leur imagination débordante. Amoureux des mots, de leurs mots, ils ne se lassent pas de le décrire. Jusqu’au jour où « l’éternel féminin » en la personne de la jeune orpheline de guerre, Elke, vient à leur rencontre… Un roman original, inventif, tendre, plein d’humour et non dénué d’ironie.

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Nelly Lhermillier

 


- 7 -



Toni MORRISON
Home
Bourgois
154  pages
17  euros

01-10-2012

 

    Dans ce court roman, Frank Money se confesse d’un passé qui continue de le miner. La guerre de Corée est venue fracasser cet homme et amplifier la déjà puissante violence qui écrasa une enfance douloureuse dont la seule lueur fut sa petite sœur adorée. Dans leur tout jeune âge, ils assistent à un évènement horrible et fondateur et subissent la haine des blancs et du KKK envers leur quartier noir. Aussi des années plus tard, lorsqu'il reçoit des nouvelles alarmantes de sa sœur, il n’hésite pas un instant, il traverse l’Amérique encore ségrégationniste et vient la rejoindre pour retrouver les traces de leur enfance. Le retour est donc double, voyage dans l’Amérique et voyage intérieur. Recréer ce tandem fraternel avec sa soeur, revenir sur ses souvenirs et son passé, sur cette culpabilité et haine de soi qui le détruisent, tenter de faire la paix avec soi-même et de supporter les atrocités aussi bien subies que commises pour redevenir tout simplement un homme. Court texte, et pourtant la construction est fine et parfaite : Toni Morrison varie les points de vue, Frank parle à la première personne et s’adresse au narrateur (voire au lecteur) puis chaque personnage apporte sa pièce au somptueux édifice que constitue ce conte. Le style est puissant, poétique et musical. Magistral !

« Il lui faudrait se concentrer sur autre chose, un ciel nocturne, sans étoiles, ou mieux, des rails. Pas de paysage, pas de trains, juste des rails, des rails à l'infini. »

« Tu es jeune, tu es une femme, ce qui implique de sérieuses restrictions dans les deux cas, mais tu es aussi une personne. Ne laisse pas Lenore ni un petit ami insignifiant, et sûrement pas un médecin démoniaque, décider de qui tu es. C’est ça, l’esclavage. Quelque part au fond de toi, il y a cette personne libre dont je parle. Trouve là et laisse la faire du bien dans le monde. »

« Le malheur s’annonce pas. C’est pour ça qu’il faut que tu restes éveillée, sinon il franchit ta porte, c’est tout. »

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Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Christine Laferrière

Les titres de Toni Morrison lus par Vaux Livres

 


- 6 -



Stéphane VELUT
Cadence
Bourgois
190  pages
15  euros

24-08-2009

 

    Munich, 1933. Le bruit des bottes résonne déjà dans la ville et les discours du petit chancelier occupent les ondes. Un peintre se voit chargé de dresser le portrait d’une enfant image de l’avenir radieux de la nouvelle Allemagne. Insensible aux discours haineux ambiant, le peintre en acceptant trouve là une bonne raison de rester à l’écart du monde et d’éviter de se mêler à la folie ambiante. Deux mondes fermés et apparemment imperméables (« …détachez vous du monde, et il ne manquerait jamais une âme pour vous y ramenez à coup de botte.). Il accueille sa jeune pensionnaire avec un projet déjà bien établi (« On m’avait apporté une merveille, j’allais la façonner comme une masse de terre glaise, et en faire mon chef-d’œuvre. Le reste ne comptait pas. Dehors tout était loin et irréel »). Secondé par Félice sa logeuse mais aussi par Werner Troost un prothésiste aussi génial que fou, ce projet va vite dérivé. L’enfant devient son objet, son jouet, sa poupée (« Oui, jouer, c’était cela au fond qui me plaisait. Jouer jusqu’au dernier moment »). Un lien semble s’établir entre eux deux mais le lecteur demeure toujours dans l’incertitude. La poupée totalement soumise devient une espèce d’automate aux ordres du peintre. Ses incursions momentanées dans le monde extérieur le font suivre l’évolution du régime. Deux mondes, deux évolutions, un même but ? Oppression, soumission, identité, humanité niée… un univers kafkaïen particulièrement noir et pessimiste. Un huis clos réussi parfois dérangeant qui entraîne le lecteur dans une spirale kafkaïenne.

Premier roman

Thème(s) : Littérature française

 


- 5 -



Hanif KUREISHI
Quelque chose à te dire
Bourgois
569  pages
23  euros

22-08-2008

 

    Jamal est le fils d’une anglaise et d’un indien, « mi-brit, mi-paki ». Son père pourtant très proche de lui les quitte rapidement et repart au Pakistan. A 50 ans, il est devenu un psychanalyste accompli et reste très lié à sa sœur Miriam exubérante qui vit dans le monde plus trouble de la banlieue londonienne. Jamal dresse avec détachement, recul et réalisme le tableau de sa vie et de la société britannique urbaine (la folie atteint tous les domaines -politique, économique, social, religieux, sexuel, individuel- avec comme point commun l’envie de plaisir et de jouissance) des années 70 aux années 2000. Il décrypte (il est psy) les parcours chaotiques de son entourage de milieux différents à qui il reste fidèle, chacun faisant comme il peut pour tenter de donner un sens à sa vie. Son premier amour marquera à jamais sa vie mais il ne pourra se réaliser, Ajita le quittant subitement et la cause de cette rupture le poursuivra toute sa vie. Le passé ne s’efface pas… Kureishi nous offre une étude psychologique précise de la société anglaise dans toute sa globalité, tous les milieux de cette société contemporaine sont passés au crible sans concession. Un roman très actuel pour mieux appréhender la société de nos amis anglais.

« Les Britanniques sont partis. Le colonialisme a contenu l’islam radical, mais, au moins, les Anglais nous ont laissé leur littérature et leur langue. Une langue, ça n’appartient à personne. C’est comme l’air qu’on respire. Mais ils ont laissé un vide politique que les autres remplissent de pierres. Les Américains, la CIA ont soutenu le retour de l’islam pour empêcher les communistes d’investir le Moyen-Orient. Nous autres, professeurs d’anglais, nous appelons ça l’ironie de l’Histoire. »

« Les hommes sont si nécessairement fous que ce serait être fou que de n’être pas fou » (Pascal)

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Florence Cabaret

 


- 4 -



Julia LEIGH
Ailleurs
Bourgois
105  pages
15  euros

08-07-2008

 

    Quittant son mari et l’Australie, Olivia (« la femme ») retrouve la France avec ses deux enfants (Andrew et Lucy) et le domaine de sa mère qui y règne tel un despote des temps passés. On apprend par petites allusions les causes de son départ. C’est d’ailleurs l’un des principes du livre, apprendre subrepticement au sein d’une phrase anodine, par petites touches, une clé du roman. Son frère Marcus et sa belle-sœur Sophie s’installent simultanément dans la demeure. Ils viennent de subir un drame en perdant au cours de l’accouchement le bébé tant attendu et Sophie ne semble pas en mesure de surmonter ce drame. Elle refuse de se séparer du corps. Dans cet univers lourd, où le silence est roi, Andrew observe ce monde adulte avec un œil tantôt enfantin tantôt adulte. Roman intriguant, sous tension, troublant où les personnages tels des funambules hésitent et tanguent sur le fil de la folie.

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Jean Guiloineau

 


- 3 -



Hans Werner KETTENBACH
Verglas noir
Bourgois
249  pages
25  euros

17-10-2007

 

    Erika Wallmann vient de mourir. Jupp Scholten travaille pour son mari mais se sentait très proche d’Erika : « Les gens croyaient à l’accident. Scholten, lui, n’y croyait pas ». Quelques indices lui font penser que Kurt Wallmann a réalisé le crime parfait : mise en scène efficace, accident simulé, alibi en béton… Le quotidien de Jupp lui est encore plus pesant après cette disparition : un patron omniprésent plus humiliant que jamais, une femme laide, geignarde et tyrannique, pas d’amis. Ses seuls réconforts se trouvent auprès de prostituées et de son chat. Mais Jupp obsédé par cette disparition décide de mener l’enquête et de tirer au clair cette affaire. Seul problème, une fois la culpabilité de Wallmann évidente, Jupp décide de reproduire la mise en scène avec comme acteur principal sa femme…

Thème(s) : Littérature étrangère Polar/Thriller
Traduction : Marie-Claude Auger

 


- 2 -



Jakob ARJOUNI
Devoirs d'école
Bourgois
152  pages
16  euros

14-10-2007

 

    Jakob Arjouni nous dépeint une part de la société allemande d’après-guerre. Pur produit de l’après 68, Joachim Linde est professeur d’allemand et il affronte son entourage personnel et professionnel qui semblent s'acharner contre lui. Son sujet sur les prises de position des écrivains allemands d’après-guerre sur le Troisième Reich crée polémique, il est accusé d’avoir eu un comportement trouble avec sa fille, son fils prend partie contre lui et le frappe avant d’avoir un grave accident qui le plonge dans le coma… Joachim revient sur les rares moments de bonheur du début de sa vie qui sont peu par rapport aux difficultés futures. Dans cette analyse des relations familiales où les non-dits et les faux semblants règnent en maître, Jakob Arjouni arrive à introduire le doute chez le lecteur qui hésite à accorder sa confiance à Jakob ou à l’accuser de tous les maux.

« Voilà en effet une des répercutions les plus significatives du Troisième Reich sur notre vie actuelle : la négation, ou plus exactement le camouflage, la dissimulation de notre origine. Nous ne pouvons toujours pas être fiers et contents, comme un Français ou un Anglais, dire d’où nous venons. »

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Marie-Claude Auger

 


- 1 -



Lidiya GINZBURG
Journal du siège de Leningrad
Bourgois
174  pages
6  euros

30-12-2005

 

    De 1941 à 1943, pendant neuf cents jours, Leningrad est assiégée par l’armée allemande. La survie s'organise pendant ce long blocus. La vie doit continuer et continue. Les petits gestes quotidiens perdurent malgré la peur, l'extrême difficulté de la vie. Malgré la famine, l'invention est présente pour tenter d'exploiter au mieux le peu de denrées disponibles. Lidiya Ginzburg nous offre une description précise et objective de tout ce qui constitue la vie au jour le jour pendant ce blocus, du plus anodin au plus essentiel ou héroïque : "Un homme en train de se noyer se débat, et ne s'en plaint pas - ce n'est pas déagréable de se débattre".

Avis de Jorge Semprun : "Etonnant récit, précis, dépouillé, d'une sobriété exemplaire. Nul pathos dans ces pages : une description phénoménologique, d'enquête anthropologique. Nul recours aux motifs idéologiques habituels de la littérature soviétique de l'époque".

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Michel Doury

 


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