'Les mères ont davantage à voir avec les guerres qu’elles n’imaginent. C’est le contraire de ce que tout le monde pense. Il ne peut y avoir de guerre sans mères. Plus que quiconque, les mères ont horreur de perdre. Nous sommes capables de tout pour éviter la mort d’un fils.'   Bernard Carvalho

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Andrew Ridker




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Andrew RIDKER
Les altruistes
Rivages
458  pages
23  euros

02-09-2019

 

    Dans la famille Alter, ils sont quatre, les parents Francine et Arthur et les deux enfants Maggie et Ethan. Famille juive de classe moyenne, le récit oscille entre le passé, le présent et le futur de ce clan. Francine est une mère dévouée (« L’incarnation de ce qu’on attendait des femmes, de ce à quoi elles devaient renoncer pour s’y conformer. »), aimante, qui meurt rapidement d’un cancer. Arthur n’a pas la même appréhension de l’altruisme… Un premier échec professionnel en Afrique puis des postes précaires d’enseignant concourt peut-être à une certaine aigreur (« Il est incapable de faire une chose gentille sans veiller à ce que la terre entière soit au courant. ») et isolement. Maggie voudrait tout faire pour aider les autres, s’engage en ce sens face au système mais peine à supporter les mauvais côtés de son père et la mort de sa mère. Ethan a annoncé assez jeune son homosexualité mais depuis la mort de sa mère s’est retiré du monde. Une saga familiale réussie avec des personnages pouvant susciter pour certains de la sympathie et pour d’autres de l’antipathie avec des réflexions non dénuées d’humour et d’ironie sur la vie, la mort, le couple, les enfants, l’argent, l’égoïsme ou le partage et la judéité.

Premier roman

« On travaille, on travaille, on travaille dans le but déconseillé de ne jamais avoir besoin de travailler. »

« En vieillissant, tu t’en apercevras plus tard, on a de plus en plus de mal à éprouver de l’empathie. C’est un muscle qui s’atrophie… Tu te mets à penser à toi, à ta cellule personnelle, et rapidement tu oublies les autres. »


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Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Olivier Deparis

 


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