« Grandir, c’est apprendre à partir, c’est courir sans se retourner… Grandir, c’est aussi apprendre à s’enfuir, c’est fendre l’air sans se faire rattraper. »
Rouda
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Un nouveau virus frappe la France : le Fatum, il s’attaque au langage et provoque l’aphasie, se répand dans la société. Les enseignants sont les premiers frappés : la marche funèbre de Chopin et les mots s’effacent remplacés par une unique syllabe « Poï ». Pourquoi eux ? Puis les fonctionnaires. Pourquoi eux ? Pour tenter de comprendre et d’enrayer la progression du virus, les pouvoirs publics envoient Reverdy, un fonctionnaire attaché au cabinet de la ministre pour observer Monia Boukary dans sa classe du lycée du patient zéro. Et Monia Bakoury est une passionnée, « Celle-là n’a trouvé que la littérature où vivre », convaincue de la primauté du langage, de la culture, du savoir, des mots, de la littérature, du théâtre, de la poésie. Elle vit pour son métier, pour ses élèves et le roman sur le fond et la forme nous plonge dans ses combats quotidiens, dans la classe comme dans l’établissement et notamment dans la salle des profs avec une palette représentative et imagée du monde enseignant. Sans mot, plus de pensées, plus de raisonnement, place aux moutons... A l’heure où la pensée s’édulcore, où le sens des mots est malaxé ou retourné, la vérité niée, superbe portrait d’une résistante, sauver un élève, c’est sauver le monde !
« L’humain s’est perdu, anesthésié par le divertissement et le récit facile. »
« … les réseaux sociaux, c’est l’enfer ! Le frelon asiatique de la pensée. Nous avons créé un monstre…Ça entre dans la ruche de leur cerveau et ça bouffe tout : l’imaginaire, la concentration, les raisonnements complexes, le rapport au réel. »
« La tendresse, quand on n’y a jamais goûté, il faut y aller doucement, pas s’enfiler le pot d’un coup. »
Fiche #3474
Thème(s) : Littérature française