« Rêver, ce n’est déjà pas si mal. »
Arnaud Dudek
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Danielle veut la paix relate à partir d’un fait divers tragique les évènements qui secouaient déjà le Moyen Orient et la Palestine dans les années 70 . Danielle, grande bourgeoise, est mariée avec un célèbre producteur de cinéma, Georges Cravenne : milieu protégé, parisien… Très sensible à ce drame (toujours d’actualité), la sortie du film Les aventures de Rabbi Jacob qu’elle souhaiterait voir retirer de l’affiche, l’incite à s’engager au-delà du commun. A 35 ans, elle décide d’aller au bout de ses convictions (« Ne rien faire, c’est y être pour quelque chose. ») et de détourner un avion : « Alors elle s’est décidée. C’était soit mourir de ne rien faire, soit risquer de mourir en essayant. Ça valait le coup. ». L’État et sa violence ne transigent pas, ne négocient pas, elle sera abattue froidement et présentée comme folle : « Elle détourne un avion, donc elle est folle. Elle est folle donc je tue. ». Un retour en arrière passionnant dans les années 70 plus violent que ce que l’on veut bien laisser entendre aujourd’hui, portrait d’une femme différente qui place la fraternité au-dessus de tout, une femme engagée dans un milieu bien pensant que rien ne destinait à devenir terroriste, des débats (ici dans les milieux politique et culturel) toujours d’actualité même si la Palestine est en train de disparaître dans l’indifférence générale.
« La paix n'existe pas. La paix, c'est la mort qui reprend son souffle. »
Fiche #3414
Thème(s) : Littérature française