« … toute société en dégénérescence est obnubilée par la surveillance et la peur. »
Violaine Bérot
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L’État adore de plus en plus réglementé, régenté, surveillé alors c’est une véritable aubaine quand les virus se multiplient et s’enchaînent. Le coupable idéal est trouvé : dame Nature. Il faut s’en éloigner, l’éradiquer si possible. Donc les humains sont appelés à quitter les zones reculées et champêtres pour les villes, la viande devient interdite, et les animaux exterminés les uns après les autres, le monde aseptisé de demain. Les hommes sont souvent obéissants (« Un peuple que la peur gouverne se tient docile. »), mais quelques-uns résistent, pour le meilleur et le pire. Augustin a connu la vie paisible dans la forêt avec ses parents et son chien mais la maladie a rattrapé sa famille et la société l’a rappelé mais il garde espoir de la retrouver seul ou accompagné. Vadim n’a pas connu la nature mais la phantasme et voit en elle une façon de se réaliser, sorte de gourou masculiniste et survivaliste, omnipotent et omniscient, il se voit en maître absolu de son domaine, et diriger ses ouailles entre ses désirs sexuels et de viande : une dictature peut en cacher une autre et la sauvagerie n’est pas le propre de la nature !
Ecouter la lecture de la première page de "Les carnivores"Fiche #3475
Thème(s) : Littérature française