'Pour survivre il faut manger, pour manger il faut de l’argent, pour l’argent il faut du travail et il n’y en a pas. Le piège se referme. Un collet sur une cheville.'   François Bégaudeau

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Ilija Trojanow




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Ilija TROJANOW
Des oiseaux couleur de soufre
Buchet-Chastel
190  pages
18  euros

07-01-2013

 

    Zeno, alias M. Iceberger, glaciologue émérite, voit son vieux père s’installer chez lui alors que sa femme l’a quitté. Avec toutes ses illusions et son amour des glaciers, il décide alors de tout quitter et de partir pour un long voyage à la rencontre de l’Antarctique. Il aime la nature et les glaciers plus que tout mais le monde a changé, et le spectacle qu’il découvre le bouleverse et attise sa colère. Son meilleur ami, le glacier dépérit, va mal et Zeno se sent totalement impuissant. Que faire, quelle issue ? Pour le glacier ? Pour lui ? Un portrait attachant d’un anti-héros lucide, grincheux, ironique, écologiste désabusé qui nous livre une fable écologique (à la construction singulière) sans jamais culpabiliser le lecteur.

« L’individu est un mystère, quelques milliards d’individus organisés en système parasitaire, une catastrophe. Je suis fatigué d’être un homme dans ces circonstances. »

Offert à un ami qui partait pour un long voyage – Tang Shi

"Le jour d'hier qui m'abandonne, je ne saurais le retenir ;
Le jour d'aujourd'hui qui trouble mon cœur, je ne saurais en écarter l'amertume.
Les oiseaux de passage arrivent déjà, par vols nombreux que nous ramène le vent d'automne.
Je vais monter au belvédère, et remplir ma tasse en regardant au loin.

Je songe aux grands poètes des générations passées ;
Je me délecte à lire leurs vers si pleins de grâce et de vigueur.
Moi aussi, je me sens une verve puissante et des inspirations qui voudraient prendre leur essor ;
Mais pour égaler ces sublimes génies, il faudrait s'élever jusqu'au ciel pur, et voir les astres de plus près.

C'est en vain qu'armé d'une épée, on chercherait à trancher le fil de l'eau ;
C'est en vain qu'en remplissant ma tasse, j'essaierais de noyer mon chagrin.
L'homme, dans cette vie, quand les choses ne sont pas en harmonie avec ses désirs,
Ne peut que se jeter dans une barque, les cheveux au vent, et s'abandonner au caprice des flots."



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Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Dominique Venard

 


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