« Je vais vous dire, moi : le seul charme du tourisme dans les pays pauvres, quand on ne s’est pas fait arnaquer par des truands, c’est de transformer le moindre pékin en maharadjah pendant une ou deux semaines. Ca n’a jamais été la meilleure façon de se cultiver. Si on voulait vraiment s’instruire, il faudrait commencer par reconnaître qu’on ne sait presque rien. Observer, écouter. Mais les gens sont vaniteux et pressés, ils songent surtout à se distraire vite fait et à épater leur entourage. Ca leur évite de se demander ce qu’ils foutent sur leur terre. »
Jean-François Sonnay

Les comptes-rendus-avis de lecture de la librairie Vaux Livres

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Isabelle Pestre

Isabelle PESTRE

La onzième heure
Belfond

188 pages | 06-07-2011 | 17€

La petite Lisbeth n’était pas attendue. Née par hasard suite à un mariage tardif, ses parents n’ont aucune attention, aucun égard pour elle, une frontière infranchissable semble la séparer du monde des adultes. Elle grandit seule, incroyablement seule, loin des adultes : « Lisbeth grandit sur la pointe des pieds ». Aucun partage, ses parents la repoussent, ne lui reconnaissent aucune qualité, aucun charme. Chaque été, elle rejoint sa "tante" au bord de l’océan. Pourtant Lisbeth continue d’être seule, sa "tante" comme la jeune fille chargée de s'en occuper la délaissent. Un jour, elle rencontre Micha, un jeune immigré albanais et leur solitude vont s’unir. Pour la première fois, Lisbeth se sent regarder, considérer comme un être humain. Le regard de Lisbeth donne de la force à Micha dans son brutal exil. Ils s’attendent, les rencontres se multiplient, les réconfortent mutuellement : « Ils se livrent à l’amitié avec cette tranquille confiance que l’on donne au matin d’été en repoussant les volets… ». Mais pourront-ils indéfiniment demeurer unis et occulter ce monde qui les exclut ?

Premier roman

Thème(s) : Littérature française