« A cette pointe de la terre, entre son dernier cap et sa dernière presqu’île, le paysage symbolisait la constance exemplaire et la variation incessante. Il était en même temps ce qui dure et ce qui passe, la splendeur millénaire et l’extase d’une seconde. »
Anne-José Lemonnier

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Marina Mander

Marina MANDER

Le premier vrai mensonge
Les Presses de la cité

200 pages | 01-09-2013 | 16€

Luca âgé d’une dizaine d’années vit seul avec sa mère et son chat. Il ignore tout de son père et voit passer quelques hommes dans la maison, mais ils ne font que passer. Un matin, avant de partir à l’école, il s’aperçoit que sa mère est morte. Il ne peut y croire et part à l’école en espérant qu’elle se réveille. Hélas, à son retour, il doit bien s’y résoudre, sa mère est belle et bien morte. Néanmoins, par peur de l’orphelinat, il décide de se taire et continuer de vivre comme avant, premier mensonge qui en entraînera d’autres… Marina Mander en faisant parler le petit Luca qui a ses mots, ses expressions et son imagination évite les écueils misérabilistes et nous offre un récit poignant et intense mais aussi frais et même parfois joyeux. Pourtant le regard de Luca, que l’on aimerait tant protéger, sur le monde adulte est particulièrement aiguisé et loin d'être tendre. Une émouvante et vibrante tragédie prétexte aussi à décrire le monde de l’enfance et sa psychologie.

« Les adultes n’imaginent pas tous les trucs que les enfants doivent s’inventer pour être ce qu’ils sont. »

Ecouter la lecture de la première page de Le premier vrai mensonge

Thème(s) : Littérature étrangère

Traduction : Diane Ménard