« L’action doit toujours précéder la réflexion. C’est ce que n’ont jamais compris nos chers intellos. »
Ingrid Naour
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Victoria Claflin Woodhull Blood Martin a quatre-vingt-huit ans et vit dans son manoir anglais depuis de longues années (où un troisième mariage l’a amenée) avec son domestique Ménélas Daisastre (jeune traumatisé de la guerre 14-18) et sa gouvernante Florence Nixon. Débordante de vie, « il n’était pas né celui qui la trouverait mal fagotée comme un nourrisson ou un vieux croûton. ». Néanmoins, adepte des prédictions, elle leur annonce la dernière : il s’agit de son ultime jour, elle mourra aujourd’hui : « Pas de temps à perdre… Aujourd’hui, je meurs. ». Alors que les deux sont occupés par la disparition ce même jour du perroquet Paradise, ils vont tout faire pour contrecarrer ce mauvais présage ! Ainsi, le lecteur découvre le destin extraordinaire de cette femme amoureuse de la vie qui en a vécu plusieurs (et peut-être rêvé) : fille d'escrocs de l'Ohio, première femme à se présenter à la présidentielle américaine, première femme à travailler à Wall Street, actrice, écrivaine, ardente défenseuse du droit de vote des femmes et de l’amour libre… une combattante, une résistante, une femme libre ! Un texte vivant, exubérant et coloré comme le perroquet Paradise, le destin fou d’une femme exceptionnelle (oubliée de l'Histoire).
Premier roman
« C’était l’avantage de la mort, expliquait-elle, qui autorisait enfin qu’on se souvienne des gens non comme ils étaient, mais comme on aurait aimé qu’ils soient. »
« … il existe deux formes de disparition : d’abord la physique, puis celle qui survient lorsqu’on prononce votre nom pour la dernière fois. La première est cruelle, mais fausse ! Seule la seconde est définitive… »
Fiche #3481
Thème(s) : Littérature française