« ... l’écriture n’est pas la lecture, qu’écrire est une tentative pour planter une forêt dans quelques centimètres carrés, tandis que la lecture est l’exploration d’une forêt. L’écriture est d’abord un doute. Un livre dans les mains apaise souvent l’immensité. Les livres sont à la dimension de notre esprit, pas à la dimension de l’univers... Les livres sont des témoins de notre ignorance, et leur beauté tient de leur imperfection. »
Daniel Besace
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Suite à un accident, la narratrice, jeune photographe, se retrouve à l’hôpital et s’aperçoit qu’elle a perdu le goût, agueusie partielle : « Ma bouche est morte ». Bouleversée, elle refuse son état et laisse son quotidien habituel, notamment son double Cyl à qui elle est étroitement liée. Elle stimule ses sens, épices, parfums, saveurs, fumets, s’initie à la cuisine, recette après recette : « Changer de décor, de rites, de vie, de peau, ce luxe ! ». Pourtant, « Bouche morte n’est pas guérie » et elle revient à la case départ, continue ses expériences gustatives, rencontre Pol, petit diabétique et son père Tsao. Même si l’inquiétude ne la quitte jamais, les rencontres, son dévouement aux autres, le trio qu’elle forme avec Pol et Tsao lui montrent le chemin de la sérénité.
"Le bonheur a peu d'avenir, mais le malheur a des félures qui laissent parfois passer le jour, j'étais prête à y croire."
Fiche #925
Thème(s) : Littérature française