'Les Européens ne comprennent plus ces choses. Ils doivent réapprendre ce que signifie s’exiler pour survivre.'   Fabrice Loi

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



18766057

Vous appréciez nos comptes-rendus, vous souhaitez nous soutenir mais vous n'avez pas la chance d'habiter aux alentours de Vaux-le-Pénil, tout n'est pas perdu ! Vous pouvez commander l'ouvrage de votre choix sur le site LesLibraires et choisir Vaux Livres comme librairie indépendante. Nous nous ferons un plaisir de vous livrer au plus vite.

Nous comptons sur vous et nous avons besoin de vous.

Romans traduits par Marie de Prémonville




- 2 -



Hollis SEAMON
Dieu me déteste
La Belle Colère

218  pages
19  euros

02-06-2014

 

    Richard Casey a attrapé un DMD ! DMD, comme Dieu me déteste mais il n’a pas dit son dernier mot et n’a pas l’intention de se laisser faire ! En réalité Richard Casey est malade de longue date et connaît l’issue tragique et inéluctable de la maladie. Pourtant, il vit encore à 150 à l’heure, a les mêmes envies que tous les ados, des expériences, de la fougue, de l’amour et des envies folles et pressantes, de l’imagination et tout cela malgré les souffrances et l’environnement hospitalier (hommage appuyé au personnel hospitalier). Le sujet est grave et pourtant, le roman réussit parfaitement avec un ton vif et de l’humour (Richard Casey est le narrateur) à nous entraîner énergiquement dans la spirale de la vie nous faisant quasiment oublier la maladie et la mort.

Ecouter la lecture de la première page de "Dieu me déteste"    Get Adobe Flash player

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Marie de Prémonville

 


- 1 -



Heidi W. DURROW
La petite fille tombée du ciel
Anne Carrière
274  pages
20  euros

31-08-2011

 

    A onze ans, après un drame aussi subit que terrifiant, Rachel Morse se retrouve seule et s’installe chez sa grand-mère paternelle. Son père est un G.I. noir américain et sa mère danoise. Le récit dépeint le destin de cette petite, née entre deux mondes, chacun lui rappelant constamment qu’elle n'appartient pas à aucun des deux (« Il y a quinze élèves noirs dans la classe, et sept blancs. Et il y a moi »), mais aussi une enfance gâchée. Elle doit repartir, comme neuve : « J’apprends que les Noirs n’ont pas les yeux bleus. J’apprends que je suis noire. J’ai les yeux bleus. Je stocke toutes ces nouvelles données à l’intérieur de la-fille-toute-neuve. ». Rachel n’avait pas conscience de sa soi-disant différence, mais chaque jour, elle lui sera martelée. Sa mère ne s’était pas imaginé les difficultés que rencontreraient ses enfants métis à n’être ni noirs ni blancs (le racisme ordinaire se préoccupe de toutes les couleurs !) et sera vite désemparée et désespérée devant les réactions et comportements trop habituels. Rachel fera tout pour être ou devenir « comme les autres », double personnalité et façade douloureuse que peu sauront lever. Face à son histoire, son passé douloureux, le racisme quotidien des noirs et des blancs, Rachel devra faire face, seule, volontaire, prendre en main son destin, et écrire son avenir. Dans la lignée de l’inoubliable roman de Nelly Larsen, Heidi W. Durrow nous offre un superbe et émouvant portrait d’une jeune fille prête à se battre pour trouver sa place dans une société excluant. Chaque chapitre porte le prénom d’un personnage, pour Rachel la première personne est employée, portraits croisés, points de vue différents, renforcent les liens et l’émotion du lecteur devant l’envol initial et final de cette petite fille.

Premier roman


Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Marie de Prémonville

 


Nouvelle consultation des comptes-rendus de lecture