'S’il faut en conclure que c’est le bonheur qui rend malheureux, on n’est pas sorti de l’auberge.'   J.M. Erre

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Romans traduits par Nathalie Bauer




- 4 -



Michela MURGIA
La guerre des saints
Le Seuil
117  pages
15  euros

10-02-2013

 

    Michela Murgia nous transporte à nouveau au sein de la culture sarde, de ses croyances et coutumes. Le guide est Maurizio, un gamin solitaire, qui n’attend que l’été pour rejoindre ses grands-parents et pouvoir enfin vivre. Il y retrouve quelques copains et leurs aventures initiatiques leur font découvrir l’amitié, les conflits quand ils se retrouveront au milieu d’une bataille à la Don Camillo entre deux quartiers, la vie quoi ! Pourtant, si vous souhaitez découvrir Michela Murgia et la Sardaigne, préférez l’excellent « Accabadora », un premier roman inoubliable.

"Que soit toujours béni le respect pour la chair de notre chair, mais la rue et le fait d'avoir joué ensemble offrent aux enfants un lien de parenté plus étroit qu'ils n'oublieront pas à l'âge adulte. Il n'y a rien d'intuitif dans la génération : le sang suit des parcours troubles, et aucun gamin ne peut imaginer que partager le nom d'un père suffit pour revendiquer une semence commune."


Ecouter la lecture de la première page de "La guerre des saints"    Get Adobe Flash player

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Nathalie Bauer

 


- 3 -



Michela MURGIA
Accabadora
Le Seuil
213  pages
17.2  euros

03-08-2011

 

    Dans un petit village de Sardaigne, la petite Maria quitte sa famille pour être accueillie par la vieille couturière Tzia Bonaria, veuve et sans enfant conformément à une vieille tradition sarde. Elle attendait cette fille d’âme (Fill’e anima) de longue date. Même si l’éducation est stricte, Maria est choyée, brillante à l’école, attentive au métier de Tzia, une vraie complicité pleine de tendresse s’établit au quotidien entre elles deux. Le village finit par oublier leur histoire et Maria sa famille d’origine. Seules quelques absences nocturnes de sa mère adoptive étonnent Maria. Elles demeurent sans explication jusqu’au jour où le secret lui est dévoilé, Tzia est l’accabadora du village, c’est-à-dire la dernière mère, celle qui accompagne et précipite les derniers instants de vie. Maria vit cette révélation comme une trahison et choisit de rompre. Des années seront nécessaires à Maria pour enfin pardonner et renouer tardivement avec Tzia. Michela Murgia nous offre deux portraits émouvants et une description précise et touchante de leurs rapports intimes en évoquant aussi bien des thèmes liés aux traditions sardes que des thèmes universels. Un texte captivant au déroulement très cinématographique.

Sélection Prix Page des Libraires 2011

« A vingt ans, Bonaria avait assez vécu pour savoir que le mot ``héros’’ constitue le masculin singulier du mot ``veuves’’… »

« Aucun être vivant n’atteint son heure sans avoir eu des pères et des mères à chaque coin de rue… »


Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Nathalie Bauer

 


- 2 -



Giovanni ARPINO
Mon frère italien
Belfond
220  pages
16.5  euros

30-06-2011

 

    Carlo Botero vieil instituteur à la retraite vit paisiblement et loin du monde (« Il ne comprenait plus le monde, il le savait. Et il savait que le monde ne le comprenait plus ») dans son appartement turinois avec son chat Staline. Ce digne félin est sa seule compagnie, sa femme étant décédée et sa fille ayant quitté la maison. Et puis, un jour, en coup de vent, celle-ci passe le voir pour lui conter que son mari avec qui elle en cours de divorce est pressant, la menace continuellement et qu’il doit agir, lui l’Ancêtre, et supprimer Pepito, cette petite frappe sans scrupules. Il est alors loin d’imaginer le bouleversement que sa vie va subir. Dès ses premières recherches, il rencontre Raffaele Cardoso, autre vieux solitaire, ex-campagnard venu de Calabre pour accomplir une vieille et terrible promesse. Ce duo improbable et bancal plonge alors dans les bas-fonds turinois à la rencontre du mal afin de laver deux affronts pour pouvoir prolonger ou reprendre une vie retirée. Mais comment peut-on survivre après une plongée dans le mal absolu ? l’écriture peut-être ?

« L’homme n’apprend rien de personne, même des fourmis. Oui. Des fous déguisés en individus en bonne santé, voilà ce que vous êtes, et vous n’êtes pas assez rusés pour avoir peur. »

« Tout le monde sait tout. Tout le monde naît savant. C’est ça, l’ignominie. »

« Parce que c’est ça, la vieillesse : perdre »


Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Nathalie Bauer

 


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Mariolina VENEZIA
J'ai vécu mille ans
Robert Laffont
302  pages
20.5  euros

22-12-2008

 

    Mariolina Venezia pour son premier roman nous propose une magistrale fresque familiale centrée sur les existences des femmes. Les Falcone de 1861 à 1989 accompagnent l’histoire de l’Italie dans une province reculée du sud. Le lecteur se retrouve vite immergé dans la vie des femmes et sa dureté, ses joies, ses peines. Les rires succèdent aux larmes, dans la vie et dans le texte. Ces personnages simples luttent pour leur vie, leur survie, s’engagent. L’histoire les façonne même s’ils sauront prendre en main leur destin entre les croyances et les engagements politiques.

Premier roman


Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Nathalie Bauer

 


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