'Des pas hésitants espacés par un intervalle de secondes, qu’on ne pouvait pas jouer sans de dramatiques changements de rythmes. Chanceler, grimper, tomber, ce genre d’histoires. Pourquoi une mélodie qui monte puis descend provoque-t-elle tant de tristesse ? Est-ce qu’on était plus avancé quand on le savait ? Inspirer avec espoir, souffler avec déception. Monter la colline puis, fatalement la redescendre. Recevoir une chose puis devoir y renoncer. La vie, quoi.'   Anna Enquist

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Frédéric Pagès - L'idiot de la Sorbonne








Frédéric PAGÈS
L'idiot de la Sorbonne
Maren Sell
230  pages
18.25  euros

21-08-2007

 

    Au volant de sa DS, beauté éternelle, Max de Kool est chauffeur de taxi. Etudiant brillant, il fut reçu à l’écrit de l’agrégation de philosophie mais échoua à l’oral, impossible d’exprimer le moindre mot sur le sujet « Sens et enjeux du silence » ! Un jour, la portière de sa DS s’ouvre et il reconnaît immédiatement la voix : son Maître, professeur brillant et adulé, Oscar von Balthazar, capable d’improviser sur les sujets les plus ardus devant un amphi médusé. Pourtant, il abandonna un jour ses étudiants avant de leur révéler la définition du Sublime. Mais le voici de retour :« Je vais prendre la Sorbonne sans violence, mais sans pitié. Redditions sans conditions ! Que tout soit bien clair, je joue mon va-tout, je n’ai rien à perdre, aucune position, aucun poste, je vais prononcer un discours événement, la fac va changer de base, le monde ne sera plus le même. ». Ils partent alors sur les routes d’Europe pour le voyage vers la reconquête ce qui donnera lieu à une joute oratoire particulièrement jubilatoire entre les deux personnages. Max n’acceptant aucune compromission, Oscar se refusant à toute illusion, les discussions et confrontations seront constantes, et très rythmées, rythme renforcé par le mouvement induit par le road-movie qu’ils ont engagé. Les sujets abordés seront extrêmement variés mais toujours avec références à une approche philosophique (« La philosophie, c’est comme le piano pour un professionnel : il faut en faire tous les jours sans prendre de vacances sinon les doigts de la cervelle s’engourdissent » : ils réussiront même à définir le concept exhaustif du « con » ! Un discours oscillant constamment entre réflexion et blague, analyse et ironie, culture et dérision, du bonheur ! Au fait, Oscar et Max, quelle est la définition du bonheur ?

« Les gens ne croient plus au marxisme mais vénèrent l’astrologie. Créons l’astromarxisme et réconcilions les intellectuels et le peuple. »

« Méfiez-vous des femmes et des tondeuses à gazon »

« Vous avez tort. Il faut savoir être un peu idiot pour vivre en société, plaida Oscar »

Thème(s) : Littérature française

 


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