'Recomposez, si vous le pouvez, les fictions aristocratiques ; essayez de persuader au pauvre, lorsqu'il saura bien lire et ne croira plus, lorsqu'il possèdera la même instruction que vous, essayer de lui persuader qu'il doit se soumettre à toutes les privations, tandis que son voisin possède mille fois le superflu : pour dernière ressource il vous faudra le tuer.'    Chateaubriand

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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John Burnside - Les empreintes du diable








John BURNSIDE
Les empreintes du diable
Métailié
218  pages
18.5  euros

05-01-2008

 

    Un matin d’hiver, Coldhaven, petit village écossais, se réveille dans l’horreur. Moira certaine que son mari est le diable se tue avec ses deux plus jeunes enfants, et seule Hazel sa fille aînée est épargnée. Ces disparitions bouleverseront la vie de Michael le narrateur. Ses parents se sont installés à Coldhaven quelques décennies plus tôt et comme eux, il s’y est toujours senti étranger. Cet événement entraînera Michael vers un retour dans le passé et sur lui-même qui lui confirmeront ce qu’il avait découvert à la mort de ses parents : le destin tisse ses fils bien loin dans notre passé et se met en place, tranquillement, par petites touches que seuls quelques indices ténus évoquent. John Burnside démontre ici tout son talent de conteur dans une ambiance écossaise noire et étrange.

« J’aurais dû me rendre compte que tout récit est une contamination, d’une façon ou d’une autre. »

« La seule chose qui compte, de toute façon, c’est le présent. C’est la seule chose qui compte, car le présent est la seule chose qui existe. La lumière. La mer. Le vent. Quel que soit le moment où on s’arrête pour regarder, il n’y a que le présent. Le présent dure toujours. Je secouai la tête. Je ne le croyais pas. Ou plutôt, je ne croyais pas que lui croie ce qu’il disait. Il avait beau me confier un témoignage de mourant, je crus qu’il ne faisait que philosopher. »

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Catherine Richard

 


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