« Et si le silence était notre dernier espace de liberté ? »
Rachid Benzine
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Clémence la trentaine après cinq années à l’étranger revient en France, dans un lieu qu’elle connaît bien : sa mère et son frère y vivent encore. Mais elle y revient pour la création d’un centre de stockage de déchets. Il y aura donc quelques conséquences « collatérales »… Sa mère résultat du COVID est devenue une pure complotiste. Son frère qui se pense poète anarchiste vit à la marge éloigné et critique du monde du travail donc de sa soeur. Clémence se doit de réussir cette implantation mais pourra-t-elle réconcilier ces visions antagonistes voire irréconciliables ? Une situation qui traverse régulièrement les régions françaises et les familles aujourd’hui. Gérer ses proches, convaincre et parfois mentir, maîtriser une ZAD, Deux mondes opposés : la construction et la vie dans la ZAD (« enclaves d’espoir…), le monde du travail dans cette entreprise de recyclage des déchets dont on « sortaient cassés par les gestes répétitifs, morcelés par les cadences… ». Clémence va devoir faire des choix, sa famille, son entreprise, son travail… Un brillant RAD (roman à défendre) qui nous parle de nous, aujourd’hui, de nos familles, du monde du travail, des multinationales, de luttes, d’écologie, de l’état de notre monde aujourd’hui et demain.
« La poésie sauvera le monde, pas les multinationales. »
« Le monde du travail n’aime pas la rébellion. »
« Les mères gagnaient toujours au jeu de la manipulation, et leur empire ne faisait que s’étendre à chaque tentative de fuite. Elles étaient totalitaires par nature, à l’origine de tout… ce qui sortait des ventres des mères leur appartenait à jamais.Les mères étaient des verbes, les enfants des noms. Les pères, des adjectifs, parfois des compléments. Telle était la loi secrète du grand ordre des choses. »
Fiche #3500
Thème(s) : Littérature française