'Il est à peine six heures. Déjà le soleil promène sa langue sur les chaumes.'   René-Guy Cadou

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Marie Sizun - Un léger déplacement








Marie SIZUN
Un léger déplacement
Arléa
290  pages
20  euros

01-02-2012

 

    Ellen vit aux Etats-Unis depuis 35 ans. Elle dirige une librairie française à New-York avec son mari. Elle n’est revenue qu'une fois en France durant ces 35 ans pour l'enterrement de son père dont elle s'était éloignée. Pour régler l’héritage d’un appartement familial, Ellen revient vers un Paris à la fois différent et proche du Paris qu’elle a connu, Ellen redevient Hélène. Elle a vieilli, Paris aussi, mais le passé a laissé ses traces indélébiles. Déplacement du corps, déplacement dans le temps, doux glissement vers les faits d’une mémoire qui se réveille lentement. Ces balades dans la capitale convoquent des souvenirs bien enfouis, légers déplacements dans un passé douloureux (« Elle voudrait marcher encore, marcher et se souvenir. Se souvenir encore un peu. »). Une douce fatigue l’étreint peu à peu, chaque souvenir l’épuise, elle le ressent et pourtant elle se laisse aspirer par ce désir de souvenirs, désir de retrouver son passé et ses fantômes alors qu’elle ne voudrait se soucier que « des choses douces ». La frontière entre présent et passé s’estompe, Hélène oscille lentement entre les deux mondes en revenant sur ces années occultées depuis si longtemps. Marie Sizun et son écriture nous offrent encore un superbe portrait, toujours aussi émouvant, tendre et mélancolique par petites touches ou plutôt par de sensibles et légers déplacements…

« Comprendre ce qui s’est passé autrefois, elle sait qu’elle ne le pourra sans doute pas. Mais revenir à peine en arrière, se raconter encore un chapitre de l’histoire, oui. »

« Il n’y a pas de chagrin, mais une histoire. Serait-ce cela, le secret de la vie ? »

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Thème(s) : Littérature française

 


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